Torch song: "chanson d'amour, dans laquelle le chanteur ou la chanteuse déplore un amour déçu"
Parce qu'avant "Queer as folk" et les autres, y'avait "Torch song trilogy" en 1988...
Parce que tout, absolument tout, y est dit, et parce que j'adooooore Anne Bancroft...
Parce qu'Harvey Fierstein est tellement magnifique dans sa laideur...
Parce que les mères "abu-juives" sont, finalement, universelles...
Et parce que l'amour peut avoir ce putain de goût amer, cette saveur acidulée, ce parfum de regrets, ce côté orageux et même parfois haineux, parce que l'amour entre une mère et son gosse, entre un père et son gosse, reste le mystère le plus impénétrable de cette drôle de vie...
Pour info, à la fin de cette dernière scène, ci-dessous, quand Arnold rassemble autour de lui des apparemment objets anodins, il s'agit:
- De la casquette de son fils adoptif
- Des lunettes de son compagnon actuel, Ed
- Des oranges de sa mère
- De la photo de son grand amour, Alan, assassiné par des homophobes
Bref...des bouts de vie, des traces, des souvenirs, des odeurs, des images, avec lesquels on se berce, on se console, on se rassure...parce qu'en définitive, on a tous un côté "Arnold"...on est tous les enfants de nos parents, les parents de nos enfants, les amants de nos amants, les amis de nos amis, et tout ce bordel vaut bien une "torch song"...
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