Reviens, Léon...

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Mercredi 17 octobre 2007

Nouveau mot à rajouter dans le vocabulaire courant:

"Crédébilité".

Contraction de crédible et de débile.

Un agent de la SNCF:
- C'est normal qu'on s'arrête à cinquante ans. C'est valable aussi pour les agents sédentaires, vous savez. C'est une sacrée contrainte, le service public! Travailler parfois le week-end, les jours fériés, parfois la nuit. Les vacances, on les a pas toujours en juillet ou en août. Vous voyez?

Oui, oui.
On voit.
(Y'a d'autres métiers qui en font à peu près autant, dans des grands bâtiments tout blancs qui s'appellent des "hôpitaux", mais sans doute que les gens qui y bossent, ayant souvent maille à partir avec les réalités socio-économico-sanitaires du terrain, ont compris un peu plus de choses, faut dire qu'ils n'ont pas trop le temps d'enculer les mouches...)


Donc, même si statistiquement, il est clair que dans peu de temps y'aura plus assez de jeunes pour payer les retraites des vieux, on est tenus de faire une exception. 
Pour payer les retraites trèèèèèès anticipées des salariés de la SNCF.

Qui en chient à mort, vu que (vous le savez peut-être pas) on est toujours à l'ère de la locomotive à charbon, que les mecs passent douze heures par jour à pelleter des tonnes de ce fameux charbon pour alimenter leurs machines, qu'ils n'ont toujours pas de couverture maladie et que du coup, quand ils sont brûlés au troisième degré après un geste un peu brusque, ils se retrouvent au chômage, sans le sou, obligés d'envoyer leurs enfants au fond de la mine (à charbon, justement) tandis que leur malheureuse épouse (qui s'appelle Fantine) se voit contrainte de vendre son corps sur les boulevards en plein hiver, pour le plus grand plaisir des salauds de bourgeois.

Ben oui.
Evidemment.

Zola rigolerait bien...il nous ferait peut-être l'honneur de publier un ultime tome des Rougon Macquart, dans lequel le dernier descendant des Lantier, guichetier à la Gare du Nord, et son propre fils, employé chez EDF, prendraient la tête d'une juste et populaire révolte en marchant sur les ministères aux vaillants cris de "cinquante ans, c'est pas bien! Quarante ans, ou rien!".

"Le bête humain", ça s'appelerait.

(P.S: Sergai13, ouvre un blog si tu veux t'épancher de deux cent mille mots de commentaires sur la réforme des régimes spéciaux, y'a pas écrit "toilettes" sur le mien).

publié dans : la Boîte à cons
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Mardi 16 octobre 2007
"Ostréiculture".

Littéralement: "Elevage des huîtres".

Oui, ostrea en latin, ça fait huître...D'où j'en déduis que "Aviculture" veut dire "élevage des aéroplanes à propulsion motorisée", "motoculture" signifiant "élevage de deux-roues à consonances japonisantes" tandis que "coproculture" désigne communément la "production de masse et à grande échelle d'excréments"  (et dans ce dernier cas, un "coproculteur" peut être familièrement nommé un "chieur", voire...oups! Un emmerdeur?)

Mais diantre, foin de considérations oiseuses et de spéculations oisives (ce qui ne veut strictement rien dire, ce blog n'étant PAS une succursale des Chiffres et des Lettres et ne faisant PAS partie du webring des fans de Maître Capello) !

Pourquoi parler des huîtres?

Ces choses visqueuses et répugnantes, qu'on ne me forcerait à manger pour rien au monde, même avec un pistolet sur la tempe, même en me menaçant de me faire écouter le duo Mireille Mathieu - Patrick Duffy ("Together we're strong", si vous la connaissez vous savez de quoi je parle).
Les huîtres, ces immondices aux allures de limaces baveuses qu'on nous force à ingurgiter pendant les fêtes, histoire de faire tourner la caisse-enregistreuse des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon (qui feraient aussi bien de moto-culturer les excréments des moules marinières, pour ce que j'en sais).

Les huîtres, ces créatures viles et aussi stupides qu'un membre éminent du MEDEF se faisant gauler la main dans le sac, aussi débiles qu'un yorkshire à qui on crie "va chercher!" en lançant un sucre par la fenêtre au dixième étage, aussi insipides qu'un film d'Eddie Murphy (période post-Beverly Hills, bien sûr).

Eh bien, parce que les huîtres, c'est d'la merde.
Mais...

Mais les huîtres, contrairement à leurs cousins les bigorneaux, bulots et autres pontes de l'UMP et du PS, elles ont un truc chouette, un seul.

Elles chient des perles.
Et moi, ça, ben ça m'épate.
Et même que parfois, quand on a vraiment de la chance, on tombe sur l'une d'entre elles.

Sur la p'tite perle que l'huître, entre deux glaviots immondes, arrive parfois à pondre.

Ma p'tite perle à moi, mon bisounours cynique et borgne, ma loutre au pelage lustré et à l'haleine de poisson, mon Flipper le dauphin, mon z'amour z'aux zyeux si bleus, toi qu'es partie loin de moi, toi sans qui je vais dormir trois nuits ("trois nuits par semaine"...allez, hop hop, tous ensemble, la p'tite danse de mongolien!), toi qui m'as laissé des fleurs sur la table, des soufflés au frigo, des gâteaux hypercaloriques et un DVD tout neuf en guise de "kit de survie pour célibataire occasionnelle"...

T'en fais pas pour moi, le Bailey's sera bu et rebu, les soufflés au fromage seront cramés mais dévorés (tu m'prends pour une buse, à m'expliquer, schéma à l'appui, comment fonctionne le four?), le navet jubilatoire sera regardé du fond du canapé avec les baklavas à portée de main, et ta place dans le pieu sera bien occupée par l'otarie croisée labrador qui nous sert de chat.

Alors, rassurée?
publié dans : Le Nidouillé
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