Conversation téléphonique avec mon pote F.... ce soir:
- Alors, ton déménagement, ça avance?
- Terrible. J'ai encore tous mes cartons à faire.
- Et ils viennent quand, les gros bras?
- Après-demain.
- Oh, ben ça va, tu donneras un bon coup d'accélérateur demain.
- Nan.
Silence.
- Comment ça, "non"?
- Demain, pas possible.
- Pourquoi?
- J'ai trente tonnes de déchets ménagers à foutre sur le trottoir pour les encombrants.
- Ah ouais...c'est chaud.
- Oui.
Re-silence.
- Ben...heu...remarque, tu te lèves à l'aube, tu mets tes machins sur le trottoir et après tu fais tes cartons.
- Nan.
Re-re-silence.
- Bon...Pourquoi "non"?
- Parce que je dois aller prendre des billets de train. Super-tôt.
- Ah.
- Oui.
Silence, silence, silence.
- Eh ben, tu t'y mets juste après ta visite à la SNCF.
- Ben nan.
............
- Et pourquoi, blablablabla SNCF?
- Parce que j'emmène Poupon la Peste chez le toubib à 10h.
- Oh, merde, c'est pas trop grave au moins?
- Tu te souviens que je t'ai parlé de ses piqûres de moustiques?
- Ouais.
- C'était pas des piqûres de moustiques.
- .......
- .......
- Varicelle?
- Ouais.
- Ohhh!
- Eh.
Silence à nouveau (je dois être la seule personne au monde capable de consacrer 80% d'une conversation à fermer ma gueule).
- Bon, ben...je sais pas trop quoi te dire.
- Oui.
- Bon courage, alors.
- Oui.
- T'es un peu tendue, hein...
- Oui.
- Allez, ça ira...je t'embrasse.
- Oui.
Clic.
tût...tût...tût...
F..se trompe.
Non, je ne suis pas tendue.
Je suis Little Boy (ceux qui ne pigent pas peuvent aller chercher sur Google) et je viens d'être larguée par l'Enola Gay.
Mieux vaut donc se planquer.



