Reviens, Léon...

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Samedi 6 janvier 2007

Temps maussade. Hiver de merde. Températures trop douces (on aura encore un été pourri, tu paries qu'en juillet on mettra les gros pulls?)

En regardant tomber la pluie sur un Paris tristounet et apathique, je me dis qu'à cet instant, les gars, j'ai deux options pour la matinée:
- Me saoûler au Viandox pour noyer toute cette grisaille (Water l'eau, moooorne plaine...)
- Me mater un film qui me décoincera les zygomatiques

J'opte pour le deuxième solution, parce que le Viandox, ça fait vomir.

Que choisir? "La soupe aux choux"..."Mon curé chez les nudistes"..."Deux enfoirés à St Tropez"..."Dorothée, live in Tokyo"...

Meeeerde! Chuis quand même pas si désespérée, si???

Je fouille dans ma dévédéthèque. J'écarte d'emblée "La couleur Pourpre", "La vie est belle" et tous ces joyeux films qui font rire aux éclats.

Ahhh! Ben voilà! Je vais me faire du kitsch, du vrai, du gros, du solide, le kitsch qui déchire sa race, le kitsch qui tue, qui tire des larmes, qui dilate la rate. A défaut de "
Plan 9 from outer space" (ma référence absolue), je me fais un p'tit panaché:



Et là, j'oublie tout: Sarkozy, la météo, Clearstream, les SDF, le Sida, mon panaris, le prix des courgettes qui s'envole, Steevy, la guerre en Irak, la paix en Chine, mes impôts, mon envie de clope, l'huile de foie de morue..

 Et même la tronche de Marty Feldman (faudra que je fasse un billet sur ce mec...)

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Jeudi 4 janvier 2007


Epate tes amis et fais croire que tu es cinéphile: Sais-tu que Scorsese doublait Sykes dans "Gang de requins"?


Bon, le titre français explique déjà une bonne partie du twist du film: "Les infiltrés"...pourquoi la traduction française des titres anglais doit TOUJOURS être merdique, hein? Je vous le demande!!! Y'a que pour les gros navets qu'on décide de garder l'original (prenez "Independance Day", qui n'aurait pas été moins nul si on l'avait rebaptisé "Le jour de l'indépendance").

Je m'égare...

Scorsese, donc, aux commandes de "The departed", remake de l'asiatique "Infernal affairs" (made in Hong Kong par
Wai Keung Lau).

N'ayant pas vu l'original (j'emmerde les puristes qui me reprocheront cettte fôôôôte impardonnable), je ne ferai aucune comparaison (ben oui, c'est logique).

Que dire alors? Que Martin Scorsese reste un maître, un des rares cinéastes capable de nous faire avaler un film de 2h37 sans qu'on regarde sa montre une seule fois (je n'en dirai pas autant des délires bibliques de Mel Gibson en araméen non sous-titré). Que le duo Di Caprio / Matt Damon fonctionne à la perfection et carbure à la dynamite. Que Jack Nicholson est le meilleur acteur de la galaxie (on le savait depuis "Vol au dessus d'un nid de coucous", mais j'aime bien le répéter...). Que les seconds couteaux ont la classe d'un Martin Sheen. Que les gunfights sont rares, et c'est tant mieux (on n'est pas dans un John Woo), mais que quand les balles font éclater les crânes, on a envie de gerber tellement c'est bien fait. Que l'intrigue est mortellement complexe, malgré les apparences, et que les personnages sont tous en nuance de gris, ce qui nous change des éternels "gentils" et "méchants" du polar.

Et enfin, pour les midinettes rose bonbon qui ont vu mille fois "Titanic" en boucle:
OUI, LEONARDO Y MEURT A LA FIN!!!!

Gnêk gnêk gnêk!

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