Reviens, Léon...

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Samedi 29 mars 2008



Je suis une conne.

Ma mère me dirait "Pas du tout, ma chérie, tu n'as pas un caractère facile, c'est pas la même chose".
Ma femme me dirait "Mais...Mimine...Pas tant que ça, t'exagères..."
Bertrand, mon frère de blog par la grâce de Raël, dirait "Arrête de me baver sur les rouleaux, sinon tu vas repartir avec la bite dans un tupperware" (voir et revoir Invasion USA, l'un des meilleurs navets de Chuck Norris).

Je suis une conne.

Il y a quelques jours, un lecteur de ce blog laissait un p'tit message vachement sympa dans la rubrique "Ô toi, visiteur" (là où je menace l'internaute d'éviscération et d'émasculation s'il ne lâche pas un commentaire, une remarque, une insulte ou une caisse amicale).

Le message était tellement marrant, bien écrit, sympa et  tout, que je n'ai trouvé à lui répondre que:
 "Ouvre un blog".
Et j'étais sincère, car je ne sais pas passer la brosse à reluire, sauf quand j'y ai un intérêt particulier, comme par exemple avec ma femme le jour du ménage (aujourd'hui, en fait...elle s'est tapé 80% du boulot pendant que je ne branlais pas grand-chose, en plus d'être une conne je suis une merde).

Quelques temps plus tard, le même lecteur repasse et me laisse ce commentaire bref et concis: "C'est fait!".
Avec l'adresse de son nouveau blog.

Croyez-vous que j'aurais fait le rapprochement entre le premier message et le second?
Croyez-vous que j'aurais reconnu le pseudo?
Croyez-vous que j'aurais répondu "Bien joué, je vais de ce pas lire tes propres conneries"?

Meuh nan.

Au lieu de ça, moi, je ne vois qu'un enième emmerdeur venu faire sa pub gratos dans mes commentaires et je l'engueule:
"Pas très subtil, comme moyen de faire ta pub, mon gros!"
Ou une connerie dans ce genre.

Ma seule circonstance atténuante, c'est que comme la plupart des blogueurs, je dois régulièrement effacer des commentaires qui ne sont que des pubs déguisées (Haaa, l'époque où je recevais deux comm' par jour pour inciter mes visiteurs à zapper sur les blogs "Désir d'Avenir" de Ségolène Royale!).
Pubs qui vont du débile au pathétique:

- Salu, vien visité mon blog sur Grégory, sa déchire!
- Trop coul ton blog, vien sur le mien, mes kopines et wam on se fou de tou et on a pas peur de se moker, même de Sarko le nabeau!
- Vous avez envie d'un plus gros pénis? Sur www.tagrossebite.com, vous pouvez acheter en ligne les meilleurs stimulants du marché. Discrétion assurée, livraison internationale.

Alors voilà, quoi...

Je suis conne.

Mais je me soigne.

Niko, cet article est pour toi, je suis dé-so-lée de t'avoir envoyé bouler comme une merde, je t'avais PAS reconnu.

Reviens! Je t'offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas (et crois-moi, faut avoir envie de se le fader, l'aller-retour en Somalie, putain!).
Reviens! Je mettrai l'âne Trotro en guest dans mes pages!
Reviens! Je ferai des articles chiants sur l'apiculture au Maroc!
Reviens! Je t'achèterai même ta Fiat break toute pourrie avec le coffre asez grand pour y coller un congélo (et les bébés qu'il contient, tant qu'à faire).

Tu vas revenir, bordel de merde?


publié dans : la Boîte à cons
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Samedi 29 mars 2008



Jules César a dit à Brutus:
"Tu quoque, mi fili..."

C'était juste après que ledit Brutus lui eut planté un Opinel ou un Laguiole entre les omoplates, et ça voulait dire à peu près:
"Toi aussi, espèce de petit enculé de bâtard que j'ai élevé comme mon propre fils, ah merde, j'ai réchauffé un cafard dans mon sein, ça m'apprendra, putain de mômes, tous les mêmes".

Tant il est vrai qu'on n'est jamais aussi bien trahi que par ses propres chiards.

Mais y'a pire que de se faire planter un couteau entre les côtes par son môme.

On peut aussi se faire planter une plume dans le cul par sa propre mère.

Un exemple.

Jeudi soir, vu qu'on allait au fameux concert d'Alicia Keys, il a bien fallu caser Poupon la Peste quelque part.

Sam Fisher a bien suggéré un grand jeu de colin-maillard nocturne dans la forêt de Fontainebleau, mais moi j'étais pas trop d'accord, moins à cause de mon instinct maternel que parce qu'après, en général, on vous pose un tas de questions à la con, et que si vous avez le malheur d'avoir un congélateur chez vous, vous êtes presque sûr de vous faire gauler (c'est devenu suspect, les congélos, depuis un moment...)





























Bref, en fin de compte on a fait ce qu'on fait toujours: refilé la patate chaude à ma mère, qui est bien bonne, habite pas loin, est toujours disponible et surtout, n'ose pas refuser (la peur...voilà ce qui réduit au silence les parents réticents...Evoquez Thierry Paulin ou la canicule, et vous les mettez dans votre poche).

Donc, la gosse dort chez sa grand-mère le jeudi.

La grand-mère en question est toujours prête à vous garder le nain de jardin, mais  une condition:
Ne pas avoir à l'emmener à l'école.

Pourquoi?

Parce que ça impliquerait trois présupposés asolument incompatibles avec sa nature profonde:
1. Réveiller l'enfant à une heure déterminée.
2. Bousculer un peu l'enfant afin qu'il ne passe pas trois heures à bouffer ses céréales, à se laver, à enfiler ses fringues et à coiffer sa tête d'ampoule (oui, Poupon la Peste a hérité des cheveux en poils de cul de sa mère)
3. Partir à l'heure afin d'arriver à l'heure (contrairement à la SNCF, où le slogan à la mode est: "Vous arrivez à l'heure? Inutile, nos trains sont en retard").

Alors, le vendredi matin, que fait l'emmerdeuse avant de partir au boulot?
Elle téléphone à l'école maternelle.
Elle prend sa plus belle voix de mère préoccupée et elle demande à parler à la maîtresse.

- Allô Muriel? Bonjour, c'est l'emmerdeuse.
- Oui, bonjour!
- Voilà, je suis embêtée...ma fille est légèrement souffrante ce matin...ne pourra pas venir en classe...
- Ben on est déjà au courant.
- ....
- ....
- Tiens donc...ahem...Et comment se fait-ce?
- C'est sa grand-mère, qui est venue la chercher hier soir, qui nous a dit qu'elle serait absente ce matin.
- .....
- .....
- Bon...Je vais vous laisser....
- Vos savez, en règle générale, ce sont les gamins qui montent des bateaux aux instits'. Arf arf!
- ....(clic) tût tût tût !

J'ai pas mal oublié mon latin depuis le lycée.

Quelqu'un a-t-il la traduction de "Elle est venue, elle a vu, je l'ai dans le cul"?


publié dans : Poupon la Peste
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