Appel d'urgence

 Ce blog est une horreur,
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Fight Club

Note pour plus tard



Les publicitaires aiment te prendre pour un con.

En principe, tu le sais, vu que tu éclates d'un rire gras chaque fois que tu vois un écran de pub entre deux épisodes de ta série favorite (Weeds, Les Experts, Cold Case, Ugly Betty, Nip Tuck, The L word, Plus belle la vie...raye la mention inutile selon que tu es un beauf, une lesbienne, un jeune cadre qui s'emmerde, un pseudo-révolutionnaire bobo à deux balles ou un gay à très fort pouvoir d'achat, et si par hasard tu es tout ça en même temps, pourquoi ne pas aller faire un tour aux urgences psychiatriques les plus proches de ton domicile? ).

Tu sais donc qu'on te prend pour un con et que ça commence dès ta sortie de la matrice.

Couches-culottes, lait maternisé, lingettes parfumées pour torcher ton adorable petit cul merdeux, shampooing aux plantes et produits corporels à l'Aloé Vera, tu es né, petit consommateur insignifiant, pour te faire bourrer le crâne par des individus payés cent mille euros par an (sans compter les avantages en nature comme la cocaïne colombienne,  les putes ukrainiennes et les comptes en banque panaméens) pour te faire avaler n'importe quoi à coups de capital marque, de chronomarketing, de member get member (l'équivalent publicitaire de la bonne grosse partouze échangiste), de benchmark et d'Atawad.

Le but étant, je te le rappelle, de te faire cracher un maximum de pognon jusqu'à ta mort, et même là, on t'entubera au millimètre près en te faisant souscrire un contrat-obsèques à plusieurs milliers d'euros, qui comprendra un cercueuil flashy très tendance (dont on te glissera à l'oreille que Madonna a choisi le même), le dernier tube de la Star Academy pour accompagner la levée du corps, et un mini-concert de Francis Cabrel après le service funèbre, sans compter le trou de deux mètres sur trois et la jolie pierre tombale sur laquelle tu feras graver l'épitaphe de ton choix (cent euros la lettre supplémentaire au-delà des cinq premiers mots).

Tu n'es, cher ami, qu'une cible potentielle, une vache à lait, un gogo, le cochon de payant, le client de base, l'arrosé perpétuel, et tu as une chance sur deux de finir ton existence avec trois crédits chez Cetelem, Sofinco et Mediatis, tandis que ton ulcère de stress te tuera à petit feu, que tes mômes passeront leur temps à te taper du fric pour éponger leurs propres crédits, que toutes les merdes que tu te seras payé grâce aux crédits à 19% tomberont en panne les unes après les autres parce que le "Made in China" se traduit souvent par "tu l'as dans le cul, petit scarabée", et que tu te rendras compte que tu as perdu cinquante ans à refiler ton fric aux requins de la Com'.

Heureusement pour toi, cher lecteur, on ne te la fait plus.

Tu n'es pas de la génération des années fric, des années flambe, au cours desquelles des millions d'abrutis au brushing inspiré des Feux de l'amour ont fait confiance à la pub pour meubler leur vie de merde et palier à leur manque total de motivation et d'envie.

Toi, ami lecteur, quand tu regardes une pub pour lessive, tu te marres.
Quand on essaye de te refourguer des barres chocolatées hypercaloriques et cancérigènes, tu souris.
Quand on veut t'expliquer que l'acquisition d'un écran plat de deux mètres sur quatre à cinq mille euros devrait être l'ultime but de ton existence, tu rétorques: écologie, développement durable, préservation des ressources, implication citoyenne, prise de conscience globale, José Bové, OGM, malbouffe, retour à la terre, vraies valeurs, révolution, bordel, REVOLUTION!

Et tu as bien raison.

D'ailleurs, en tant que citoyen responsable et nouvellement acteur de ta vie, tu as décidé de ne privilégier que les marques qui respectent un minimum l'environnement, des marques qui excluent le travail des enfants, des marques qui refusent la dictature de la mode et des stéréotypes, des marques, en somme, suffisamment proches de toi et de tes propres valeurs pour mériter que tu dépenses du fric sur leur nom.

Des marques comme celle-ci, par exemple:



Voilà.
Enfin un truc qui te ressemble.
Tu regardes le clip, et tu ne peux pas t'empêcher de sourire, mais cette fois, c'est moins un sourire cynique que l'expression d'une certaine complicité.
Y'a compréhension mutuelle, là.
Pour une fois, tu n'as pas l'impression de te faire manipuler par une bande de communicants branchouilles uniquement intéressés par le contenu de ton portefeuille.
Connivence.
Reconnaissance.

Du coup, tu te dis que les produits cosmétiques bourrés de saloperies pathogènes, c'est terminé.
Adieu, L'Oréal et ses expérimentations barbares sur les animaux, Roc et ses arnaques aux rides tout juste dignes d'un mauvais téléfilm de science-fiction sur M6, Dior et ses mannequins anorexiques sur le point d'être admis d'urgence dans un service de réanimation (ou à la morgue, c'est selon).

Désormais, tu achèteras du NA-TU-REL, du vrai, des produits qui respectent les corps dans leur diversité, une marque qui ne cherche pas à t'entuber comme un bleu (ce que tu n'es pas, relire plus haut: tu es un consommateur averti et citoyen).

Évidemment, c'est pas sur les chaînes qui te passent des pubs Dove que tu verras ça:




Et tant mieux.
Sinon, il y a fort à parier que tu finirais par te tirer une balle.
Ce qui ne dérangerait en fait pas grand-monde, vu que le suicide n'est que l'aboutissement d'un mal-être profond, que le mal-être profond touche environ trois milliards de personnes, et que le marché représenté par ces trois milliards d'individus fait bien l'affaire de l'industrie pharmaceutique, des pharmaciens, de la scientologie, des coaches de vie, des émissions de Delarue et de Julien Courbet, bref...

Ta mort ferait en somme un gros coup de pub.

par l'emmerdeuse publié dans : Monde de merde commentaires (16)   
Lundi 13 octobre 2008
communauté : communauté de l'âne Ô
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On ne se réjouit pas.

On constate, c'est tout.

Baille, baille, Adolf, baille, baille...

Jorg Haider, in memoriam.





par l'emmerdeuse publié dans : la Boîte à cons commentaires (10)   
Dimanche 12 octobre 2008
communauté : communauté de l'âne Ô
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Je n'aime pas les chaînes.

Que ce soit les courriers électroniques qui te pressent d'envoyer le contenu de ton compte épargne à un môme du Kirghizistan leucémique et en attente d'une transplantation néphro-cardio-cérébrale, les phrases totalement insipides vaguement inspirées du bouddhisme et des doctrines de Raël, ou les fausses pubs Microsoft censées te faire gagner en deux clics l'équivalent de trois siècles de SMIC.

En règle générale, quand je fais suivre ce genre de pollution internautique, c'est en principe aux quelques connards qui traînent dans mon carnet d'adresse, à quelques dégénérés rencontrés sur les forums de discussion, ou à ma copine Jill, qui ne parle pas un mot de français, habite à Oulan Bator, n'a découvert que très récemment l'usage des filtres anti-spam et se trouve être trop bien élevée pour me répondre autre chose que: "Very interesting, I'll do what I can".

Sauf que là, j'ai eu envie de jouer le jeu.

D'abord parce que j'aime bien le blog de celle qui m'a refilé la patate chaude.
Une nana qui lit autre chose que du Marc Levy et qui te chronique Blaise Cendrars, ben quelque part, même avec la pire mauvaise foi (celle, donc, qui me caractérise), j'ai du mal à l'envoyer au diable en ricanant.

Et puis surtout, je me suis dit que les chaînes, c'est un peu comme les règles habituelles de bienséance: c'est fait pour être détourné, cabossé, transformé (pour cette raison, il n'est jamais inutile de se lever pour réajuster son string en réunion, en y mettant le moins d'élégance et de féminité possible, ou encore de renifler bruyamment en refusant le mouchoir qu'on vous propose pendant une séance de cinéma, surtout si vous avez été assez con pour vous fader La possibilité d'une île, qui est au Septième Art ce que le roman éponyme est aux Lettres: un torche-cul bien râpeux).

Or donc, puisque le but du jeu était de mettre les règles et le logo sur son propre blog, de mettre en lien la personne qui  t'a attribué le prix, et de désigner tes sept blogs préférés en leur attribuant à ton tour ledit prix, je me suis dit que j'allais faire un effort.

Bête et disciplinée, je te mets donc ici le joli petit logo, dont tu dois admettre qu'il est recherché, limite c'est de l'Art:




Évidemment, les mauvaises langues diront que c'est aussi con qu'un nounours rose clignotant sur un skyblog consacré à Chimène Badi.

Ce qui n'est pas faux.


Ensuite, il s'agit donc d'aller "taguer" sept blogs parmi mes préférés, histoire de les laisser continuer la chaîne (je te signale à ce propos que certaines chaînes de ce type ont été lancées en 2001, et continuent de polluer allègrement l'espace virtuel grâce à des millions d'abrutis trop contents de se donner l'illusion d'avoir des amis sous prétexte qu'ils ont une liste de contacts longue comme le bras sur MSN).

Mon bon lecteur, si j'étais courageuse comme Nadine Morano (qui n'hésite pas à secouer son gros cul devant les caméras de la Nation sur une piste de danse bourrée de clones de Jean Sarkozy à l'université de l'UMP), je foncerais illico poser ma pêche chez les blogueurs chers à mon coeur (ceux qui sont listés dans la rubrique "liens", notamment), d'une part pour les faire un peu chier, d'autre part parce que c'est facile, rapide et que ça ne demande aucun effort particulier.

Le problème, c'est qu'en matière de courage, je suis moins proche de Nadine Morano que de Philippe Val, le sympathique et démocrate patron du (presque) défunt Charlie Hebdo, qui a suffisamment de couilles pour faire de la figuration à l'Université du Medef, mais pas assez pour accepter de reconnaître qu'il est désormais aussi subversif et contestataire qu'une fougère en pot (Phymatodes scolopendria).

En conséquence de quoi, tu penses bien que je ne vais pas me précipiter pour provoquer l'ire funeste de mes petits camarades pixellisés.
Par contre, et c'est là toute la beauté de ce genre de transmission planétaire, je te propose de faire comme moi et de découvrir, au hasard de tes clics, sept monuments de la blogosphère francophone.

Il te suffit pour cela d'ouvrir ton moteur de recherche favori et d'y taper les mots-clés suivant:


blog, kikou, lol, amel bent, plus belle la vie, hélène ségara, bogoss, PSG, OM, chodass, lâcher vos coms, krô mignon, ta race, taspé, complot juif mondial, islamo-fachisme, illuminati, axe du mal.

La liste est bien entendu non exhaustive, et pourra s'allonger au fur et à mesure de tes propres trouvailles.
Une fois sept blogs sélectionnés (le choix sera difficile au vu du nombre de résultats), je te conseille de rédiger un commentaire bien léché (sont exclus: les gros mots, les attaques directes, les références à tout forme de torture exotique violant explicitement les Droits de l'homme), limite servile, et d'y ajouter le petit logo "I love your blog", en précisant les règles du jeu.

Il y a fort à parier que la chaîne s'emballera alors et que le nombre de participants augmentera de façon exponentielle, assurant ainsi à ce petit jeu un avenir internautique prospère.


Je suis parfaitement consciente du fait que cette attitude hautement méprisante n'a strictement aucun autre intérêt que de provoquer une profonde et jouissive satisfaction parfaitement égoïste et mesquine.


Cependant, à ma décharge, je te rappellerai ce vieux proverbe, encore utilisé de nos jours dans les montages de l'Hindou-Koush:
"Faute de grives, on se tape des merdes".


par l'emmerdeuse publié dans : la Boîte à cons commentaires (11)   
Vendredi 10 octobre 2008
communauté : communauté de l'âne Ô
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Les soiffards














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