Reviens, Léon...

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Mercredi 5 septembre 2007

Parfois je me demande ce qu'il peut y avoir de pire que d'écouter Chimène Badi.

La regarder se trémousser dans son dernier clip, peut-être. On l'y voit se dandiner béatement, semblable à un jambon de Bayonne, en couinant vaguement des paroles repiquées ici et là dans des pubs tchécoslovaques pour Jex Four.

Y'a pire?

Oui. Y'a.

Ne pas connaître le prénom de chacune des ex de votre gonzesse est un bon exemple.

Imaginez....Vous avez beau savoir que vous n'êtes pas la première à faire irruption dans sa vie (et dans son lit), vous avez beau vous dire que c'est parfaitement normal, vous avez beau vous répéter que ce qui compte, c'est qu'elle vous ait choisie, VOUS, ici et maintenant...

Ben, ça ne vous empêche pas de gamberger.

Elles étaient comment, les autres? Elles s'appelaient comment? Elles faisaient quoi dans la vie? Elles étaient sexy? Plus que moi? Elles la faisaient autant marrer? Et elle, est-ce qu'elle leur disait les mots tendres qu'elle me sussure à l'oreille, à moi?

J'ai souvent râlé sur les ex qui ressortent des placards, telles les squelettes fossilisés de Linda de Suza et Nana Mouskouri, faisandées à point et pourtant tout à fait capables de foutre le bordel, des années après ("Pour toi, Aaaaaaaaarmééénie....")

Ben, depuis quelques temps, je donnerais cher pour entendre un peu plus souvent des prénoms de pétasses, des anecdotes graveleuses et des souvenirs pourris ("tu sais, elle et moi, au camping du Cheval Blanc, on dansait des slows sur Glenn Medeiros en buvant du Ricard....")

Mais ma meuf, manque de pot, elle est muette comme une tombe. Comme une carpe. Comme les nains de Fort Boyard. 

Alors je ruse, bien sûr, parce que les questions frontales, ça donne à peu près ça:

- Et...heu...t'en as eu combien, déjà, des copines?
- T'es de la police?
- Nan, mais sans déc'...je voudrais juste savoir, quoi...
- C'est vraiment sans importance, puisque c'est toi que j'aime, andouille!
- Ah oué...d'accord.

Du coup, je me glisse dans la peau du lieutenant Colombo. J'induis et je suggère, sans jamais demander.
Le hic, c'est que: 
1. Je manque de finesse
2. Elle n'en manque pas.

- Tiens, j'me souviens d'une ex à moi, eh ben tu sais quoi, elle adooorait les petits bisous dans le cou!
- Ah? Tiens.
-.......
- .......
- Hem.
- Mmmmm?
- .......
- T'es relou, hein! Non, je ne te dirai pas si l'une de mes ex aimait les bisous dans le coup, les coups de pied au cul ou les bisons dans le pou!

J'ai bien essayé de perfectionner ma technique, hein. J'ai louvoyé, j'ai dribblé, j'me suis efforcé de prendre exemple sur Julie Lescaut et sur Navarro, mais tu parles, Charles! Rien à faire.

- Bon, l'emmerdeuse, t'arrêtes de jouer au Cluedo? Non, je ne te dirai pas si c'était Mademoiselle X, dans la chambre à coucher avec le string rose, ou bien Madame Y, dans la salle de bains avec le sèche-cheveux. Tu sais quoi? T'es trop prévisible, je te vois arriver à dix kilomètres avec tes gros sabots, alors oublie.

Facile à dire.

Et si c'était Miss Z, dans la cuisine avec la spatule à spaghettis?

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Mardi 4 septembre 2007

"Fiat lux", se dirait un joueur de foot, c'est  un modèle haut de gamme de bagnole italienne, non?

Pas du tout, Zizou, pas du tout. Et, au passage, arrête un peu de nous prendre pour des cons en essayant de nous vendre des téléphones portables de merde et de l'eau gazeuse, tu veux? Fais plutôt quelque chose d'utile, de citoyen, de responsable, d'adulte: Tire-toi une balle dans ce qui te sert de cervelle (mais évite le gros sel, utilise du très gros calibre, pour être sûr d'atteindre ta minuscule cible).

"Fiat lux", comme dirait mon prof de latin (béni soit ce sosie de Christopher Lee, ce vampire des lettres, cet obsédé du gérondif et du rosa pulchra est), "fiat lux" donc, signifie "que la lumière soit", phrase culte s'il en est, slogan bien connu de tous les réparateurs Darty de l'hexagone (au fait, que celui qui n'a pas hurlé de rire en entendant les mots "Darty Box" se dénonce sur-le-champ).

Oui, que la lumière soit, mes biens chers frères, mes bien chères soeurs et même mes chers masseurs.

J'ai tout compris.

Pourquoi je suis incapable de pondre ne serait-ce qu'une minable ligne d'écriture sur ce blog?
Pourquoi mon fiel légendaire ne parvient-il plus à jaillir du bec-de-lièvre vivant qui me sert de plume?

Parce que je fais désormais partie des quelques millions de cons qui ne fument pas.

CQFD. Ce qui, pour les joueurs de foot, les mordus de la Star Ac' et les adorateurs de Nicolas Sarkozy, signifie littéralement: "Ce qu'il fallait démontrer" (et non pas "Caca Qu'on Fait Dedans", ni "C'est Qui ce Foutu Débile?", phrase qui jaillit spontanément du gosier lorsqu'on visionne accidentellement un skecthe de Jean-Marie Bigard)

Ben oui, évidemment!
Depuis plus d'un mois, l'emmerdeuse NE FUME PLUS.

Et l'emmerdeuse a TOUJOURS écrit avec une clope.

"Elle est con, l'emmerdeuse", dira mon frère Ffolkes, "c'est avec un stylo, qu'on écrit, ou bien un clavier, à la rigueur une plume d'oie..."

Sache donc, petit frangin à l'humour douteux (appelle donc le docteur Benton pour me casser la gueule, tiens!), que je voulais dire par là que la clope était jadis in-dis-pen-sable à mon processus de création personnel.
Tout comme elle est réputée pour ses vertus laxatives (la clope fait chier), la nicotine est un excitant neuronal bien connu.

No clope, no stimulation corticale, no nicotine, no idées.

Voilà pourquoi ce blog part en sucette depuis quelques temps (et soit dit en passant, je viens de comprendre pourquoi je suis grave constipée depuis quatre semaines).

Alors, bien sûr, j'aurais pu choisir la facilité, la solution la plus directe, et me remettre à fumer.

Ce choix ne présentait qu'un seul inconvénient, mineur mais à prendre en considération:
Sam Fisher, ma chère et tendre moitié aux yeux de colombe, à la douceur de Kiki-de-tous-les-kikis, à la tendresse de chamallow, m'aurait tout d'abord arraché les deux yeux, avant de me percer un deuxième trou-de-balle et de ne me laisser d'autre choix que de respirer par un anus artificiel (l'original ayant été comblé avec des tessons de verre pilé).

Or donc, étant d'un naturel prudent, et ayant de surcroît une certaine affection pour mon intégrité corporelle, j'ai décidé de prendre le problème autrement.

Puisqu'il me fallait, jusqu'à présent, des clopes pour écrire, il suffit de trouver un autre stimulant psychique, un pis-aller (non, monsieur Anelka, ça ne signifie pas "se diriger vers les mamelles turgescentes d'une vache normande").

Alors vous autres, là, les fondus de la carafe, les mordus de Cluedo, les joueurs de p'tits chevaux, les grands malades qui avez squatté mon blog en toute impunité pendant un mois, c'est le moment d'oeuvrer utile. L'emmerdeuse a besoin de vos lumières ("le contrat de confiance") et de vos conseils ("Numéro un oblige").

J'écoute!

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