Ah meeeeeerde!
Hier c'était la Saint-Valentin...j'ai complètement oublié de faire les boutiques, en bonne bêlante que je suis, et d'acheter un parfum...des fleurs...un robot ménager...un rasoir électrique...Seb, c'est bien...de la lingerie...La vie Auchan, le choix libre...des chocolats...Casto, Casto, Casto-ra-ma...une cafetière chromée qui coûte la peau des fesses...Cuirs et fourrures du front de Seiiiiiine...On se lève tous pour Daaaaanette...Sodebo, on se souvient surtout du goût...BNP, la banque d'un monde qui change...STOP!!!
Ben non, je n'aime pas la Saint-Valentin, et en fait, je ne l'ai pas oubliée. On a fait comme si ce 14 février était un jour ordinaire. Et en vérité, c'était bien un jour ordinaire, non? Ou bien j'ai loupé un épisode?
Quoi, alors faudrait montrer son nâââmour le 14 février juste parce que les marques l'ont décidé? Je suis pas franchement une révolutionnaire dans l'âme, mais quand même...j'ai mes limites.
Alors j'ai décidé de faire un cadeau de "non-Saint Valentin" à ma chère moitié.
Emballé le 15, offert idem. Et on a les 364 autres jours pour se faire des cadeaux.
...est-ce que j'ai une gueule de blogosphère?
Sans hésiter, je réponds: "Non" (et merci à Arletty).
Mais, ô Pixel, comme ce mot est à la mode! Et comme les blogs sont légion. Tiens, ça me rappelle cette vieille blague que racontait Jésus, à propos d'un type possédé par des démons, et Lui (Jésus, pas le type) s'adressant au malheureux: "Quel est ton nom?". Réponse de l'autre (je parie sur une voix sépulcrale, des yeux révulsés, de la bave aux lèvres et de la purée verte en cascade): "Mon nom est Légion, parce que, ouahh putain, on est tellement nombreux à l'intérieur qu'on est en train de se faire une rave-party d'enfer!".
Ben, les blogs, c'est comme les pains (pour continuer à filer ma métaphore christique): ça se multiplie en un rien de temps. Mazette, on n'aurait pas assez d'une vie pour cliquer sur tous les blogs du Ouaib. Je dis simplement "cliquer", hein, même pas "parcourir", encore moins "lire". Tiens, je viens de passer une malheureuse petite heure à explorer la fameuse "blogosphère", et en soixante minutes, j'ai ouvert une telle quantité de blogs que je ne sais presque plus comment s'appelle le mien.
Et pas seulement des blogs discrets et peu fréquentés comme celui-ci, non. Des blogs célèbres, des blogs archi-visités, des blogs à la mode, des blogs de pipole...
J'ai trouvé 452032616644848646345 modèles de point-de-croix sur un blog classé "number one" dans un Top 50 local.
J'ai pleuré à chaudes larmes sur des miaou-miaou, des ouaf ouaf, des meuh-meuh et des cui-cui maltraités.
J'ai visionné environ 1000000 images plus kitch les unes que les autres (mais qui ne le savaient pas)
J'ai partagé la vie de dizaines d'anonymes comme moi, désireux de s'épancher, de se confier, de se justifier, de se raconter, de se faire mousser, de se faire pardonner, admirer, aduler ou seulement lire.
J'ai lu les analyses politiques trèèèès fines de célèbres journaleux qui bloguent au quotidien, appris les derniers potins (passionnants) sur les blogs de stars (aussi spontanés qu'un mariage de têtes couronnées, ces blogs-là) et "kifé ma race" sur des blogs de (très) jeunes internautes dans l'coup.
Ben, en définitive...
Bloguer c'est une bonne entrée matière quand on s'intéresse un peu à la psychanalyse.
Et c'est gratos.