Reviens, Léon...

back.gif
Mercredi 26 septembre 2007
Petit extrait du Hamlet de ce bon vieux William (Shakespeare, pas Saurin) :

- Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark..(c'est Marcellus qui cause, là)
- Le ciel y pourvoira (et là c'est Horatio qui cause)

Sacré Horatio, toujours ce sens de l'à-propos...un pote de Hamlet, Horatio, le mec qui a de bonnes idées et toujours de bons conseils, le mec qui en sort une bien bonne à chaque acte ou presque...Horatio, le p'tit malin...

Aurait-il un lien de parenté avec Horatio Caine? (et là, admirez la transition toute en finesse, subtilement amenée...)

Horatio Caine, mais si, le rouquin, là, qui crèche à Miami et qui est flic...C'est quoi, déjà, cette série télé? Ah ouais, "Les Experts" !

Alors parfois, c'est vrai que Sam et moi, on se vautre comme des otaries bourrées à la bière dans notre canapé "king size", et on se mate un peu "Les Experts".
Et on ne regrette jamais.
Jamais.

En fait, moi je regarde surtout pour Horatio.

Horatio est moche. Trèèèès moche.
Horatio a l'habitude de mettre ses lunettes de soleil dès qu'il entre dans une pièce. Mais il les enlève au moment où il met un pied dehors.
Horatio ne marche jamais comme vous et moi. Non. Horatio n'est pas le commun des mortels. Horatio se déplace en crabe. Il regarde toujours les gens de travers, au sens propre du terme.
Horatio regarde son interlocuteur par en-dessous. Ou par-dessus ses lunettes de soeil (à condition de se trouver dans une pièce dépourvue de lumière, vous suivez, là?)
Horatio a toujours le mot pour rire. Il ne sourit jamais, parce qu'il est pince-sans-rire (puisqu'il se déplace en crabe...vous suivez toujours?) mais ça ne l'empêche pas d'en lâcher une bien bonne au criminel qu'il vient de démasquer.
D'ailleurs, Horatio démasque toujours le criminel. Contrairement aux abrutis qui bossent dans son équipe, lui a un flair sans faille. Qui d'autre aurait retrouvé un pied humain et son tibia dans le ventre d'un requin de moins d'un mètre de long, je vous le demande?

horatio460.jpg













Bon, trève de plaisanterie.

Autant je suis fan de séries télé comme Cold Case, Weeds, The Shield, Six feet under, L Word, et en leur temps X Files, Urgences ou Millenium...
Autant quelque chose m'interpelle (au niveau du vécu) quand je vois qu'une grosse merde comme Les Experts Miami, jouée par un mégalo inexpressif entouré par une brochette de mongoliens, et porté par un scénario qui frise le zéro absolu, cartonne à l'audimat et se paye un fan-club plus grand que celui de Tokyo Hotel (plus grand mais sans doute composé de la même faune de débiles profonds).

Y'a quelque chose de pourri au royaume des séries...

Vous me direz que si je regardais pas, même de temps en temps, ben la série ferait déjà moins de points d'audience.

C'est pas faux.

Mais putain, qui me ferait hurler de rire en retirant ses Ray Ban pour couler un regard de moule dépressive vers la caméra (donc vers moi), qui me sortirait des perles telles que "parfois, John, l'homme est un loup pour l'homme", qui? Hein? Qui?
publié dans : la Boîte à cons
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Mardi 25 septembre 2007

J'ai pas pu résister.

J'ai honte de moi, mais je cite le journal Le Monde.

En même temps, il ne fait que reprendre un texte écrit par André Gorz.
Dans Lettre à D.
D pour Dorine.

Sa Sam Fisher à lui.
Sa meuf, sa gonzesse.
Sa chérie, son z'amour.

Il lui écrit:

"Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien."

André Gorz. 
Et Dorine.

Ils se sont suicidés ensemble, il y a quelque jours.

Pas pu supporter l'idée qu'elle, malade, allait partir la première.

Ont préféré prendre leur billet au même guichet, à la même heure.
Monter dans le même train.
Le train des p'tits vieux qui font encore l'amour après soixante piges passées ensemble, à se regarder vieillir, à voir apparaître de nouvelles rides, hop, un an de plus, et mes cheveux blancs, tu les aimes, mes cheveux blancs? J'en suis fou, de tes cheveux blancs...et mes seins, ils pendent, c'est affreux non? J'm'en fous, je les aime, tes seins, ils me rendent toujours aussi dingue...regarde-moi, je suis aussi costaud qu'une biscotte Wasa, je te fais pas pitié? Non, tu me fais de l'effet., toujours autant d'effet..

Putain...

Pensez à dire à votre moitié que vous l'aimez, de temps en temps.

Même s'il (elle) pue des pieds.
Même s'il (elle) vous saôule parfois.
Même si elle (il) pète au lit (et je vous jure que Sam et moi, on ne le fait JAMAIS)
Même si elle (il) est fan de Tokyo Hotel.
Même s'il (elle) est un peu réac' sur les bords.
Même s'il (elle) vote Arlette et a le porte-feuille à l'UMP.
Même si elle (il) regarde le foot à la télé (vous pouvez remplacer "foot" par "Julie Lescaut", "Les z'amours", "Le plus grand cabaret du monde" ou "Sans aucun doute").

Et si ça ne vous vient pas spontanément...

Cassez-vous.

publié dans : Mon moi personnel, profond, du dedans
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander

Texte Libre

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus