Reviens, Léon...

back.gif
Lundi 31 mars 2008


Je sais, je sais...

On va encore me dire que mon blog se transforme en rubrique nécrologique quotidienne.

Mais bon, annoncer la mort de Dith Pran, le vrai, celui qui a inspiré The killing Fields (en français: La Déchirure), ça me permet de faire la promo du film de Roland Joffé, vingt-cinq ans après sa sortie.

Le genre de film qui te flanque une grosse baffe (enfin, ce fut mon cas en 1986, quand je l'ai vu pour la première fois).
Le genre de film, avec Under Fire,  qui m'a poussée (à l'époque) à vouloir devenir journaliste, histoire de parcourir le monde et de vérifier par moi-même à quel point il peut être pourri (Ah, naïve petite conne que j'étais, à douze ans, je lisais trop Jeannette Pointu de Wasterlain! Heureusement, après ça, j'ai découvert Christine Ockrent, Jean-Pierre Pernault et PPDA, et je suis devenue infirmière).
Avec, en plus, une chouette musique au clavier Bontempi de Mike Oldfield (ben oui...à l'époque, c'était le nec plus ultra, souvenez-vous de Vangelis et Les chariots de Feu...)

Dith Pran, donc, journaliste cambodgien, survivant du génocide Khmer Rouge, qui vient de casser sa pipe.

Et Haing Ngor (autre survivant), qui obtint l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du rôle de Dith Pran dans le film, assassiné en 1996.

Hommage, et après je ferme ma gueule.





publié dans : Monde de merde
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Samedi 29 mars 2008


Quand on veut passer une bonne soirée, se fendre la gueule et aller se coucher bien détendu, on a plusieurs options.

Hier soir, Sam Fisher et moi avons choisi la facilité.

Plutôt que de se mater un DVD des Monty Pythons, la version originale de Y'a-t-il un pilote dans l'avion ou le premier spectacle d'Anthony Kavanagh, on s'est collées devant TF1.

On a regardé Incroyables destins.
Présenté par Benjamin Castaldi, petit-fils de Signoret, fils d'un con et accessoirement à la recherche d'une femme et d'un meilleur job que tête de burne en prime-time du samedi.

Nom d'une couille flasque de Johnny Hallyday.

Je vous livre mes impressions en vrac, tellement c'est dense, riche, profond comme le trou du cul de Cauet et aussi intellectuel que les commentaires de Carole Rousseau dans C'est quoi l'amour.

Où l'on apprend qu'une vilaine rumeur a circulé dans les années 60, prétendant que Sheila était un homme. Documents d'époque à l'appui.
SCOOP!!! Tout ça c'était des menteries, TF1 nous le prouve avec cette photo du fils de la chanteuse et cette remarque hautement philosophique:

- Il aura fallu la ressemblance évidente entre Ludovic et sa mère pour, enfin, mettre un terme à cette méchante rumeur.

C'est sûr. En même temps, on a presque pitié du môme, parce que le pire, c'est qu'il ressemble vraiment à sa mère (après chirurgie esthétique, c'est encore pire).

TF1 nous dit bien, à demi-mots, que c'est pas eux qui colporteraient des saloperies pareilles, qu'ils ne font que nous informer, mais on a un peu de mal à gober le truc, parce que si, comme moi, vous faisiez partie des quelques Français qui ignoraient encore que Sheila avait été un trave réputé, ben grâce à Incroyable Destins vous connaissez tous les détails.
En même temps, on n'en a rien à foutre, mais ça fait une bonne entrée en matière et la soirée s'annonce prometteuse.

On passe ensuite à Isabelle Adjani, que la rumeur a donnée morte du Sida dans les années 80.
Adjani, surtout connue pour avoir été l'héroïne de la pub pour "Lux" (le savon des stars).
Des connards sont interviewés en pleine rue en 1986.
L'un d'eux nous affirme:

- Adjani? Elle est morte, enfin, c'est ce qu'on dit officiellement ce matin!
- Mais qui vous l'a dit? (le journaleux insiste un peu...)
- Ben...des gens dans la rue.

SCOOP!!! En 1986, il y avait des gens dans la rue! Et ils disaient qu'Adjani était morte du Sida! Et c'était de l'officiel, putain!
Et la presse, elle foutait quoi, bordel? La vraie info, c'était qu'Adjani joue comme un pied et qu'elle est à baffer dans Subway, en bourge hystérique coiffée avec un pétard et filmée par un gros con qui allait  ensuite nous pondre le scénario de Taxi 4 et nous produire Les rivières pourpres 2 sans aucun scrupule!

Et ça continue, place à Tom Cruise, qui depuis la fameuse scène de beach volley dans Top gun, passe pour un homo dans le placard.
Bon, quand on a vu la scène, c'est clair qu'on adhère à fond à la rumeur. A côté de ces corps musclés, bronzés et lustrés, qui se touchent virilement le calecif dans chaque scène de vestiaire, les mecs en cuir de la Gay Pride font office de gentils hétéros bien rangés.

Et que dire de Laurence Boccolini? Dont TF1 nous révèle le terrible secret: Elle ne peut pas avoir d'enfants (Scoop!!!).
J'ai eu peur, un moment, j'ai cru qu'on allait nous apprendre qu'elle était grosse.
Laurence, donc, qui est devenue le maillon faible de TF1 au point de se faire lourder comme une merde.
On passe en revue tous les probèmes médicaux qui amènenent à cette conclusion: Laurence est stérile.

Elle le dit elle-même:

- Ce ventre...Vide...

A quoi Sam Fisher répond, pliée en deux:

- Ah non...non, non...

Interview du médecin qui suit Laurence d'insémination en tentative de clonage.
Où l'on nous balance absolument tout, y compris le nombre de tentatives de F.I.V et les taux de Béta HCG de la malheureuse ex-vedette.

Commentaire de Sam Fisher, entre deux hoquets:

- Son utérus est peut-être dans son estomac. Elle devrait chercher encore.

Oui, je sais.
C'est cruel.
Très cruel.
C'est même dégueulasse.

En même temps, vous pouvez pas comprendre, si vous n'avez pas vu le sujet sur Laure Manaudou.
Laure Manaudou, un corps de dauphin et une cervelle de sole meunière.
Laure Manaudou, la seule sportive qui peut se taper trois mecs (en même temps) dans le vestiaire et enchaîner cinq minutes après sur un cent mètres olympique.
Laure Manaudou et son entraineur mythique, Philippe Lucas (une sorte de croisement entre Johnny Hallyday et Guy Gilbert, ça vaut le détour).
Laure Manaudou, la seule nageuse qui a un trou dans son maillot de bain (pas question de perdre ne serait-ce qu'une minute entre la piscine et le vestiaire, où quatre éphèbes l'attendent sagement pour un gangbang sportif et revigorant).
Merci TF1, on savait déjà que Manaudou était une débile, maintenant grâce à vous, on se dit que c'est une grosse salope (Scoop!!!).

Et on termine la soirée par un reportage d'une demi-heure sur le revival des années 80.
Et c'est l'apothéose.
Car ils sont tous là, bouffis d'alcool et de graisses saturées, encore plus moches qu'à l'époque où, gamins, on les écoutait en boucle sur nos mange-disques Playskool.
Ils sont tous là et ils remontent sur scène pour se fader un playback pourri de leur seul et unique tube devant 5000 adulescents attardés qui reprennent en choeur "Les démons de minuit" et "Partenaire particulier".

Ouais.
Un grand moment de télévision.

Sinon, hier soir, y'avait aussi du foot (pour continuer dans le style "grande soirée culturelle).
Ou bien un documentaire sur la vraie vie de Jeanne d'Arc sur Arte.
Jeanne, coquine petite pucelle qui a fait croire à sa mort sur un bûcher pour mieux revenir en guest star à Metz quelques années plus tard.

En fin de compte, Incroyables Destins faisait presque du Arte, si on y réfléchit bien.

Jeanne d'Arc et Desireless, même combat.



publié dans : la Boîte à cons
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
 
referencement site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus