Reviens, Léon...

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Jeudi 20 décembre 2007
L'autre soir, j'ai suivi les conseils de Sam Fisher (pour une fois) et on s'est installées devant un p'tit film sur Canal Plus. Ouais, je sais...d'habitude on se met devant Canal pour beugler comme une vache quand le PSG perd son match, ou pour haleter comme un porc devant le porno du samedi. C'est sans doute pour ça que je regarde peu Canal (j'suis très vieux jeu, depuis le départ des Nuls, de Gildas et des bons films, je boycotte...).

Bref.

Le film s'appelait Slevin, le casting me semblait alléchant (pensez donc, Ben Kingsley et Morgan Freeman, Bruce Willis et Lucy Liu! Ahhhh Lucy!) alors j'ai fait le gros effort de fermer ma geule pendant  les 90 minutes réglementaires (chez moi ça peut confiner à l'exploit, vu que quand un film m'emmerde, je le fais savoir assez bruyamment).

En gros, Slevin est un pauvre mec qui n'a pas la baraka: Le même jour, il se fait virer de son job, trouve sa nana au pieu avec un autre et se fait agresser à l'aéroport, alors qu'il allait s'installer provisoirement chez un pote.
Evidemment, le pote en question, Nick Fischer, a disparu et on se met à prendre Slevin pour lui.
Donc, quand la mafia Black et la mafia Juive se mettent à la recherche de "Nick Fisher" pour lui faire payer ses dettes de jeu, elles tombent sur Slevin. Et quand chacun des deux parrains des mafias susnommées  (Le Boss et le Rabbin, Morgan Freeman et Ben Kingsley) décident de confier à "Nick" un meurtre en guise de payement, on se dit que, vraiment, Slevin est un looser qui traine la malchance comme un vieux chewing-gum sous une godasse.

Mais, mais, mais....

Les choses ne sont évidemment pas aussi simples qu'elles en ont l'air, les apparences peuvent être trompeuses, ne pas se fier à l'eau qui dort, pierre qui roule n'amasse pas mousse, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse (ouais, casse-toi!), qui vole un  oeuf vole un boeuf, et vous en voulez encore des proverbes à la con, j'en ai des centaines à vous sortir.

Tout ça pour dire que l'intrigue va révéler une histoire beaucoup plus complexe, des ficelles bien plus subtiles, le tout servi par une réalisation qui m'a scotchée au canapé, des acteurs qui s'éclatent en permanence vu que le film n'a aucune prétention de blockbuster, un Bruce Willis avec lequel je me suis réconciliée (je te pardonne presque Die hard  4, Bruce,  où tu as littéralement assasiné John MacClane), une Lucy Liu qui me donne toujours envie d'explorer davantage le made in China et un  Josh Hartnett dont le sourire vous ferait (presque) virer votre cuti.

Ahhh, Mister Goodkat et ses deux flingues qui ne ratent jamais leur cible! Et ce détachement, ce cynisme glacé de tueur à gages mythique! Et ces porte-flingues Juifs othodoxes à papillottes, ces gardes du corps Blacks taillés comme des frigos et au cerveau de limace!

Jouissif, je vous dis. Jouissif.

Et pour ceux qui auraient vu le film et n'auraient pas compris la petite astuce linguistique (et y'en a un paquet sur les forums de discussion "cinéma", ça fait peur!):

- Mister Goodkat = "monsieur le gentil chat" (en anglais)
- Slevin Kelevra= "Slevin le chien méchant" (en hébreu)

(Petit message perso à mon frangin Ffolkes: C'est après avoir vu ce film que t'as choisi ton pseudo, ou ça n'a rien à voir?)

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Dimanche 9 décembre 2007

 

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