Samedi 1 décembre 2007
Que ne ferait-on pas pour faire plaisir à son gosse?
Tenez, cet après-midi...
On aurait pu, Sam Fisher et moi, décider de se faire une toile, une balade, un tour en vélo (non, là je déconne, tout ce qui demande un effort physique me déclenche des allergies) et laisser Poupon la Peste chez ma mère.
Mais non.
Au lieu de profiter de ce samedi pour roucouler comme deux tourterelles (et chier sur les passants, parce qu'on le vaut bien), on s'est traînées jusqu'à Bercy, sous cette espèce de pelouse en forme de crotte géométrique, pour se taper, j'vous le donne en mille: "Ali baba et les mille et une nuits".
Alors bon, des milliers de mômes surexcités dans les gradins de Bercy, ça vous fout déjà un peu les chocottes.
En plus, ils avaient tous acheté des bâtons lumineux, vous savez, ces trucs qui coûtent dix euros et vous font passer pour une grande folle bourrée d'exctasy en pleine soirée "mousse" au Queen...
Sam Fisher, inquiète, se trémoussant sur son siège avant le début du "pestacle":
- Putain...tu te rends compte...derrière chacune de ces lumières clignotantes, y'a un chiard...ça fout la trouille....
La nôtre, de chiarde, suçait son pouce et occupait l'autre main en bouffant des bonbons ultra-chimiques et méga-sucrés, tranquille comme Baptiste, zen comme le Dalaï Lama en pleine méditation transcendantale.
Et puis, les lumières s'éteignent, le silence se fait, le spectacle commence.
Et là, on aimerait vraiment entendre Springsteen ou Bono gueuler "Bonsoirrrrr Paris!", mais tout ce à quoi on a droit, c'est une voix off qui se met à baratiner sur Ali Baba, les quarante voleurs, la princesse Zoubida et sa servante Loukoumia (faudra me donner le nom du mec qui a écrit l'histoire. Vraiment.)
Lumières, roulements de tambours, et les gugusses entrent en scène.
Et là, c'est le drame.
Si vous n'avez jamais vu "Holiday on Ice", vous ne pouvez pas comprendre l'effet que provoque, en chaque personne à peu près normalement constituée, l'arrivée sur une patinoire d'une trentaine de ringards en costumes moulants, mimant des dialogues insipides tout en effectuant des doubles axels et des figures dignes de Philippe Candéloro. Des abrutis déguisés en calife, en vizir, en princesse, en réverbère, en motocrotte....
Le clou du spectacle: Quand quatre fruits géants se mettent à danser sur la glace en chantant "Shoukran Drogman Kouliban". Quatre pauvres mecs qui ont perdu au moment du tirage au sort, dans les vestiaires:
- Ahhhh, Maurice! Désolé, cet après-midi ce sera toi la banane.
- Putain les mecs, déconnez pas, hier déjà c'était moi la pastèque!
- C'est le jeu, Maurice.
Un grand moment de solitude pour eux, un régal pour nous, qui avons eu un fou-rire d'environ trente minutes dans les gradins.
Non, franchement, je ne regrette pas mon après-midi.
Ma gamine non plus, vu qu'elle nous a escroqué du pop-corn, un bâton lumineux à la con, et puis un croissant sur le chemin du retour, sans parler du petit magazine que Sam Fisher a proposé de lui acheter en arrivant à la maison.
Elle aurait pu choisir "Popi" ou "Dora" (je me suis toujours dit que Dora était un travesti brésilien appelé Roberto).
Mais elle s'est fait offrir le numéro "spécial" de Pomme d'Api consacré à "comment on fait les bébés".
Putain.
Ben ça promet.
Tenez, cet après-midi...
On aurait pu, Sam Fisher et moi, décider de se faire une toile, une balade, un tour en vélo (non, là je déconne, tout ce qui demande un effort physique me déclenche des allergies) et laisser Poupon la Peste chez ma mère.
Mais non.
Au lieu de profiter de ce samedi pour roucouler comme deux tourterelles (et chier sur les passants, parce qu'on le vaut bien), on s'est traînées jusqu'à Bercy, sous cette espèce de pelouse en forme de crotte géométrique, pour se taper, j'vous le donne en mille: "Ali baba et les mille et une nuits".
Alors bon, des milliers de mômes surexcités dans les gradins de Bercy, ça vous fout déjà un peu les chocottes.
En plus, ils avaient tous acheté des bâtons lumineux, vous savez, ces trucs qui coûtent dix euros et vous font passer pour une grande folle bourrée d'exctasy en pleine soirée "mousse" au Queen...
Sam Fisher, inquiète, se trémoussant sur son siège avant le début du "pestacle":
- Putain...tu te rends compte...derrière chacune de ces lumières clignotantes, y'a un chiard...ça fout la trouille....
La nôtre, de chiarde, suçait son pouce et occupait l'autre main en bouffant des bonbons ultra-chimiques et méga-sucrés, tranquille comme Baptiste, zen comme le Dalaï Lama en pleine méditation transcendantale.
Et puis, les lumières s'éteignent, le silence se fait, le spectacle commence.
Et là, on aimerait vraiment entendre Springsteen ou Bono gueuler "Bonsoirrrrr Paris!", mais tout ce à quoi on a droit, c'est une voix off qui se met à baratiner sur Ali Baba, les quarante voleurs, la princesse Zoubida et sa servante Loukoumia (faudra me donner le nom du mec qui a écrit l'histoire. Vraiment.)
Lumières, roulements de tambours, et les gugusses entrent en scène.
Et là, c'est le drame.
Si vous n'avez jamais vu "Holiday on Ice", vous ne pouvez pas comprendre l'effet que provoque, en chaque personne à peu près normalement constituée, l'arrivée sur une patinoire d'une trentaine de ringards en costumes moulants, mimant des dialogues insipides tout en effectuant des doubles axels et des figures dignes de Philippe Candéloro. Des abrutis déguisés en calife, en vizir, en princesse, en réverbère, en motocrotte....
Le clou du spectacle: Quand quatre fruits géants se mettent à danser sur la glace en chantant "Shoukran Drogman Kouliban". Quatre pauvres mecs qui ont perdu au moment du tirage au sort, dans les vestiaires:
- Ahhhh, Maurice! Désolé, cet après-midi ce sera toi la banane.
- Putain les mecs, déconnez pas, hier déjà c'était moi la pastèque!
- C'est le jeu, Maurice.
Un grand moment de solitude pour eux, un régal pour nous, qui avons eu un fou-rire d'environ trente minutes dans les gradins.
Non, franchement, je ne regrette pas mon après-midi.
Ma gamine non plus, vu qu'elle nous a escroqué du pop-corn, un bâton lumineux à la con, et puis un croissant sur le chemin du retour, sans parler du petit magazine que Sam Fisher a proposé de lui acheter en arrivant à la maison.
Elle aurait pu choisir "Popi" ou "Dora" (je me suis toujours dit que Dora était un travesti brésilien appelé Roberto).
Mais elle s'est fait offrir le numéro "spécial" de Pomme d'Api consacré à "comment on fait les bébés".
Putain.
Ben ça promet.




