Dimanche 7 octobre 2007
Un dimanche ordinaire, en somme.
Hier soir, j'ai vu les Bleus arracher la victoire contre les Blacks.
J'en aurais vraiment profité à fond, j'aurais été jusqu'à faire la teuf dans la rue, si je n'avais pas vu, dans les gradins (et filmé environ toutes les cinq minutes), le président de la République avec, d'un côté, sa cour (Rachida, l'air plutôt emmerdée d'être là, et puis Fion, toujours la tête dans l'cul), et de l'autre côté, son harem (la fameuse bande de péripatétiputes du 6e arrondissement, Clavier, Enrico et autres moules cramponnées au rocher présidentiel).
Je sais pas pourquoi, ça m'a donné un peu la gerbe (en fait pendant ce temps-là, je pensais à la future loi sur la dépénalisation des délits fiscaux, au numéro deux du MEDEF pris la main dans la caisse, à Lagardère et EADS, bref, à des trucs sans importance).
Aujourd'hui, dimanche...
Le supermarché spécialisé en produits du Portugal est ouvert, bondé, littéralement pris d'assaut. C'est le ramadan Portugais? Pas le droit de bouffer de morue avant 20h...ni de s'en faire une, non plus...
Ikéa est ouvert, aussi. Blindé, archi-comble. C'est le Ramadan Suédois? Pas le droit d'acheter une étagère Molldüc avant 18h...
Evidemment, Sam et moi (la dreamteam) venons acheter un truc bien précis, un truc à 10 euros.
Evidemment, Sam et moi ressortons de là avec une quarantaine de conneries parfaitement inutiles et une ardoise plutôt salée. Ô matérialisme, ô consumérisme...'sont forts, ces Scandinaves, z'arrivent à te faire acheter une étagère appelée Omar (ça ne s'invente pas) quand tu venais pour un drap house...
M'en fous, moi ce que j'aime c'est me balader dans les allées avec ma meuf, ma gonzesse, ma princesse, et me foutre gentiment de la gueule des jeunes couples, pas différents de nous pour deux sous, qui flânent et choisissent des trucs de bobos qui ne leur serviront jamais à rien (au fait, Sam, cette cuillère à brocolis et cet allume-bougie en rotin...c'est vraiment utile?)
Ce soir, dimanche...
Poupon la Peste l'avait demandé, réclammé, elle nous avait supplié.
C'est fait.
La voilà au pieu. Sans couche-culotte.
Le dernier bastion de la baby-sittude, la couche nocturne...
- Ze suis une grande, ze veux pu mettre de couches.
On a fini par se rendre à ses arguments. Notre caddie suédois s'est empli (entre autres) d'alèzes imperméables, parce que vouloir n'est pas forcément pouvoir, et que la gosse nous fera sûrement quelques remakes de Titanic d'ici peu.
Voilà.
C'est dimanche.
Ma fille ne met plus du tout de couches.
Et moi j'prends un coup de vieux.
Et j'en tiens une sacrée (de couche).
Hier soir, j'ai vu les Bleus arracher la victoire contre les Blacks.
J'en aurais vraiment profité à fond, j'aurais été jusqu'à faire la teuf dans la rue, si je n'avais pas vu, dans les gradins (et filmé environ toutes les cinq minutes), le président de la République avec, d'un côté, sa cour (Rachida, l'air plutôt emmerdée d'être là, et puis Fion, toujours la tête dans l'cul), et de l'autre côté, son harem (la fameuse bande de péripatétiputes du 6e arrondissement, Clavier, Enrico et autres moules cramponnées au rocher présidentiel).
Je sais pas pourquoi, ça m'a donné un peu la gerbe (en fait pendant ce temps-là, je pensais à la future loi sur la dépénalisation des délits fiscaux, au numéro deux du MEDEF pris la main dans la caisse, à Lagardère et EADS, bref, à des trucs sans importance).
Aujourd'hui, dimanche...
Le supermarché spécialisé en produits du Portugal est ouvert, bondé, littéralement pris d'assaut. C'est le ramadan Portugais? Pas le droit de bouffer de morue avant 20h...ni de s'en faire une, non plus...
Ikéa est ouvert, aussi. Blindé, archi-comble. C'est le Ramadan Suédois? Pas le droit d'acheter une étagère Molldüc avant 18h...
Evidemment, Sam et moi (la dreamteam) venons acheter un truc bien précis, un truc à 10 euros.
Evidemment, Sam et moi ressortons de là avec une quarantaine de conneries parfaitement inutiles et une ardoise plutôt salée. Ô matérialisme, ô consumérisme...'sont forts, ces Scandinaves, z'arrivent à te faire acheter une étagère appelée Omar (ça ne s'invente pas) quand tu venais pour un drap house...
M'en fous, moi ce que j'aime c'est me balader dans les allées avec ma meuf, ma gonzesse, ma princesse, et me foutre gentiment de la gueule des jeunes couples, pas différents de nous pour deux sous, qui flânent et choisissent des trucs de bobos qui ne leur serviront jamais à rien (au fait, Sam, cette cuillère à brocolis et cet allume-bougie en rotin...c'est vraiment utile?)
Ce soir, dimanche...
Poupon la Peste l'avait demandé, réclammé, elle nous avait supplié.
C'est fait.
La voilà au pieu. Sans couche-culotte.
Le dernier bastion de la baby-sittude, la couche nocturne...
- Ze suis une grande, ze veux pu mettre de couches.
On a fini par se rendre à ses arguments. Notre caddie suédois s'est empli (entre autres) d'alèzes imperméables, parce que vouloir n'est pas forcément pouvoir, et que la gosse nous fera sûrement quelques remakes de Titanic d'ici peu.
Voilà.
C'est dimanche.
Ma fille ne met plus du tout de couches.
Et moi j'prends un coup de vieux.
Et j'en tiens une sacrée (de couche).




