Dimanche 9 septembre 2007
C'est con, parfois, comme on entend parler des gens dans des circonstances un peu glauques...
Samuel Benchetrit, par exemple, j'aurais pu lire ses bouquins, aller voir une de ses pièces ou même me mater "Janis et John"...
Ben, rien de tout ça.
Des fois, on tombe sur un auteur en allumant sa boîte à con, à 20 heures, avec un David Pujadas à la gueule de croque-mort qui vous annonce, d'une voix sépulchrale:
- L'actrice Marie Trintignant est décédée aujourd'hui.
Après, c'est le bordel que l'on sait...Bertrand Cantat considéré comme le digne héritier de Guy Georges, Francis Heaulme et Henri Lee Lucas réunis, Lio ravie de tenter un come-back trente ans après Banana Split ("Bertrand Cantat, c'est qu'un salaud, un mysogine, un enculé, et n'oubliez pas d'acheter mon dernier single, il est en vente chez Auchan"), le téléfilm "Colette" qui pète les scores d'audimat (alors que franchement, il cassait pas trois pattes à un canard)...
Bref, moi ce qui m'avait marquée, à l'époque, c'est ce nom, presque un cliché, un stéréotype patronymique: Samuel Benchetrit.
Samuel, comme mon arrière-grand-père (vous n'en avez rien à foutre, c'est pour ça que je précise) et Benchetrit comme dans un sketche d'Elie Kakou.
Et puis ça m'est passé au-dessus de la tête, j'ai oublié toute l'affaire (j'étais juste très emmerdée de voir la fin de Noir Désir, c'était quand même autre chose que les L5 et autres Pop-connards) et je suis retournée à ma petite vie de merde.
C'est ma meuf, en fait, qui m'a fait retrouver le p'tit Samuel.
Oui, parce que je vous ai pas dit, mais ma meuf, ma chérie, ma poule, ma gonzesse, c'est la fille cachée de Maître Capello et Bernard Pivot. Le genre de fille qui a lu tous les Rougon Macquart (quand je dis "tous", ça veut dire qu'elle n'a pas seulement commenté "Au bonheur des dames" pour le bac français), qui dévore Paul Auster et Russel Banks mais ne dédaigne pas une bonne petite BD de temps en temps, qui vénère Oscar Wilde et qui, en prime, me fait l'immense plaisir de ne PAS avoir de Houellebecq dans sa bibliothèque (Houellebecq? "Moi, ma vie, ma bite").
Donc, en parcourant ses rayonnages (et y'en a un paquet), je suis tombée sur ce petit bouquin au titre carrément jouissif: Récit d'un branleur.
Etant donné que je suis, en plus d'une emmerdeuse, une vraie branleuse qui aimerait être payée à rien foutre (je vais poser ma candidature dans la haute fonction publique, paraît qu'après l'ENA c'est la retraite à trente ans), j'ai bien entendu sauté sur l'ouvrage en question.
C'est l'histoire d'un mec qui, malgré lui, attire les confessions intimes de tous les abrutis qui croisent son chemin.
Les passants, les commerçants, les voisins...ce type est une oreille géante, une parabole à emmerdes, un puits sans fond dans lequel tout le monde vient balancer ses problèmes et ses considérations métahysiques à deux balles.
Du coup, notre héros n'a jamais le temps de déguster son onglet aux échalottes au café du coin, vu que chaque jour, un nouveau connard vient le prendre à témoin de ses misères. Mais il s'en branle, justement, des misères d'autrui, le héros. Seulement, il n'a pas les c.... de le dire à voix haute. Alors il se tait, il écoute, il hoche la tête au bon moment. C'est un faible, un mec insipide, un branleur, quoi.
Evidemment, le personnage va évoluer tout au long du bouquin, etc...j'aime pas trop résumer les intrigues, ça me donne l'impression de faire une fiche de lecture.
C'est un régal à lire, ça se déguste comme...comme...heu...ben, tiens, comme une assiette bien chaude d'onglet aux échalottes, justement.
Le seul problème, c'est que c'est trop court.
Alors j'le relis.
Samuel Benchetrit, par exemple, j'aurais pu lire ses bouquins, aller voir une de ses pièces ou même me mater "Janis et John"...
Ben, rien de tout ça.
Des fois, on tombe sur un auteur en allumant sa boîte à con, à 20 heures, avec un David Pujadas à la gueule de croque-mort qui vous annonce, d'une voix sépulchrale:
- L'actrice Marie Trintignant est décédée aujourd'hui.
Après, c'est le bordel que l'on sait...Bertrand Cantat considéré comme le digne héritier de Guy Georges, Francis Heaulme et Henri Lee Lucas réunis, Lio ravie de tenter un come-back trente ans après Banana Split ("Bertrand Cantat, c'est qu'un salaud, un mysogine, un enculé, et n'oubliez pas d'acheter mon dernier single, il est en vente chez Auchan"), le téléfilm "Colette" qui pète les scores d'audimat (alors que franchement, il cassait pas trois pattes à un canard)...
Bref, moi ce qui m'avait marquée, à l'époque, c'est ce nom, presque un cliché, un stéréotype patronymique: Samuel Benchetrit.
Samuel, comme mon arrière-grand-père (vous n'en avez rien à foutre, c'est pour ça que je précise) et Benchetrit comme dans un sketche d'Elie Kakou.
Et puis ça m'est passé au-dessus de la tête, j'ai oublié toute l'affaire (j'étais juste très emmerdée de voir la fin de Noir Désir, c'était quand même autre chose que les L5 et autres Pop-connards) et je suis retournée à ma petite vie de merde.
C'est ma meuf, en fait, qui m'a fait retrouver le p'tit Samuel.
Oui, parce que je vous ai pas dit, mais ma meuf, ma chérie, ma poule, ma gonzesse, c'est la fille cachée de Maître Capello et Bernard Pivot. Le genre de fille qui a lu tous les Rougon Macquart (quand je dis "tous", ça veut dire qu'elle n'a pas seulement commenté "Au bonheur des dames" pour le bac français), qui dévore Paul Auster et Russel Banks mais ne dédaigne pas une bonne petite BD de temps en temps, qui vénère Oscar Wilde et qui, en prime, me fait l'immense plaisir de ne PAS avoir de Houellebecq dans sa bibliothèque (Houellebecq? "Moi, ma vie, ma bite").
Donc, en parcourant ses rayonnages (et y'en a un paquet), je suis tombée sur ce petit bouquin au titre carrément jouissif: Récit d'un branleur.
Etant donné que je suis, en plus d'une emmerdeuse, une vraie branleuse qui aimerait être payée à rien foutre (je vais poser ma candidature dans la haute fonction publique, paraît qu'après l'ENA c'est la retraite à trente ans), j'ai bien entendu sauté sur l'ouvrage en question.
C'est l'histoire d'un mec qui, malgré lui, attire les confessions intimes de tous les abrutis qui croisent son chemin.
Les passants, les commerçants, les voisins...ce type est une oreille géante, une parabole à emmerdes, un puits sans fond dans lequel tout le monde vient balancer ses problèmes et ses considérations métahysiques à deux balles.
Du coup, notre héros n'a jamais le temps de déguster son onglet aux échalottes au café du coin, vu que chaque jour, un nouveau connard vient le prendre à témoin de ses misères. Mais il s'en branle, justement, des misères d'autrui, le héros. Seulement, il n'a pas les c.... de le dire à voix haute. Alors il se tait, il écoute, il hoche la tête au bon moment. C'est un faible, un mec insipide, un branleur, quoi.
Evidemment, le personnage va évoluer tout au long du bouquin, etc...j'aime pas trop résumer les intrigues, ça me donne l'impression de faire une fiche de lecture.
C'est un régal à lire, ça se déguste comme...comme...heu...ben, tiens, comme une assiette bien chaude d'onglet aux échalottes, justement.
Le seul problème, c'est que c'est trop court.
Alors j'le relis.




