Reviens, Léon...

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Mardi 20 mai 2008






Le 13 mai de chaque année, au Nid Douillet, nous commémorons solennellement.
Dans le recueillement et l'abnégation.

Le 13 mai, il s'agit de célébrer la naissance de Poupon la Peste.
Et entre nous, voilà bien la meilleure et la plus joyeuse des commémorations.

Un membre éminent de ma famille, l'inénarrable et boute-en-train Levraoueger, s'est mis en tête de trouver, pour le Divin Enfant, le cadeau idéal.
L'objet tant convoité.
Le Saint Graal du joujou.

Moi, je lui souhaite bien du courage, parce qu'il ne sait pas dans quoi il s'engage.

Une Quête à côté de laquelle l'aventure d'Indiana Jones dans la jungle amazonienne fait figure de promenade de santé au Club Merde.
Un Chemin de Croix.
Une descente aux Enfers, avec, dans le rôle du mythique Cerbère, la vendeuse du rayon "filles".

Crois-moi.
Je sais de quoi je parle.
Tiens, par exemple, l'année dernière.

L'année dernière, moi, l'emmerdeuse, qui ne suis ni une mère parfaite, ni une femme idéale, mais qui fais de mon mieux pour que ma fille ne soit pas dépistée par le gouvernement de Sarkozy comme "potentiellement dangereuse" (dépistage que Nicolas voudrait instaurer dès la maternelle, histoire de démasquer les Hannibal Lecter en culottes courtes et de les envoyer directement, via le Rachida Express, en rétention de sûreté), moi, donc, je me suis rendue dans un grand magasin de jouets parisien, afin d'offrir à ma puce la plus sympa des poupées. 

Je ne comprends pas comment certains parents peuvent aller dans cet antre de perdition avec leurs gosses. 
C'est pas la caverne d'Ali Baba, c'est encore pire.
C'est l'Ile des Plaisirs, tu te souviens de Pinocchio qui se transforme en âne à force de bâfrer des saloperies et de faire des tours de manège?

Des jouets absolument partout, ça déborde de centaines de rayonnages et sur trois niveaux! Du taille-crayon Spiderman à la mini-bagnole pour gosse de riches.
Du costume de jack Sparrow à la dînette "Dora", en passant par tous les Playmobils, Lego et autre Meccano. 

Le paradis du jouet.
L'enfer des parents.

Moi, débarquant dans ce pays de Cocagne, un peu intimidée, un peu anxieuse, j'me fais toute petite et je m'efforce de comprendre la logique de classement de cette débauche de joujoux made in China.
Il me faut presque cinq minutes pour me rendre compte que tout est rangé en fonction du sexe de l'enfant que l'on souhaite pourrir.
Ah, trop facile, les gars! Et tellement pas réac' !
Car, en pénétrant dans le royaume magique de Mini-Pétasse, je me retrouve encerclée par des dizaines d'aspirateurs, fers à repasser, cuisinières, fours, balais en plastique, bref, tout pour faire de vos fillettes de futures fées du logis! Si c'est pas mignon!

Un bonheur de militant UMP, je te jure. La meilleure façon de t'assurer que ta gamine passera les quarante prochaines années scotchée aux Feux de l'amour et aux émissions de ce gros lard trisomique de Cauet, qu'elle regardera le JT de Pernault et qu'à défaut de danser avec les loups, elle bêlera avec les cons, trop occupée à s'endetter sur cinq générations pour s'offrir sa putain de cuisine équipée et son robot multi-fonctions pour se rendre compte qu'on la prend pour une conne.

Bon, moi, je cherche une poupée...une poupée pour Poupon.
Elles sont d'ailleurs bien là, les poupées.
Des petites, des moyennes, des grandes, des blanches, des noires (peu..), avec ou sans cheveux, à poil ou en pyjama, en chiffon, en plastique, il ne manque que la poupée gonflable aux attributs généreux, mais celle-là on la trouve un peu plus loin sur le boulevard.

J'avise une gentille vendeuse qui semble attendre qu'on vienne la solliciter. J'hésite à lui demander si, pour compléter le portrait de la Mini-Femme-Au-Foyer, il existe un rayon "future femme battue" et "future femme mal baisée", mais je décide de fermer ma grande gueule, parce qu'elle serait capable de me prendre au mot.

- Bonjour, je cherche une poupée pour ma fille.
- Maaiiiiis bien sûûûûr! Et quel genre de poupée?
- Ben...j'sais pas trop...une poupée, quoi.
- Une poupée qui parle?
- Ah bon, y'a des poupées qui parlent?
- Une poupée qui dit "maman"? (putain, pourquoi elles disent pas "papa"? Y'a pas, le plus souvent, un mec, dans l'histoire?)
- Heu.....
- Une poupée qui fait pipi? 
- Ah bon, y'a des poupées qui font pipi? (la vache...)
- Une poupée qui rit?
- Ah bon, y'a des poupées qui rient?
- Tenez, on vient de faire rentrer un nouveau modèle, c'est une poupée qui parle, qui fait pipi, qui rigole, qui bouge et qui suce son pouce!
(Ben, dans ce cas, vaut encore mieux refaire un bébé, non?)
- Ecoutez, je veux juste une poupée, quoi...avec un biberon.
- QUOI, c'est tout??? Une simple poupée???
- Ben...oui.

Déception de la vendeuse. Dans son regard, je lis clairement que je suis une mère indigne, une marâtre qui va priver sa princesse du "nec plus ultra" de la technologie poupéesque, une sous-merde, une moins que rien, une gauchiste à la con rescapée de Mai 68, des barricades et des feux de soutifs en place publique.

Elle me montre un carton rose, qui contient un bébé en plastique , un pyjama de rechange et un biberon tout simple. Ben voilà, ça me va, ça.
J'emporte mon butin vers la caisse, toujours sous le regard accusateur de la vendeuse.

En passant devant le rayon "poussettes", il me vient une idée. C'est vrai que depuis quelques temps, ma môme s'amuse à balader sa vieille poupée cradingue sur un camion...et si je lui offrais une poussette, en prime? Parce que ça va commencer à faire désordre, cette gosse qui utilise une vieille merde de camion rouge en guise de poussette, ça va jaser dans les squares, le Landerneau des mamans du quartier va commencer à bruisser, à pépier, à glousser, moi je risque de m'énerver, le ton va monter, ça va partir en sucette et je risque de terminer au poste pour coups et blessures volontaires (sans parler de l'exemplaire du Figaro que je n'aurai pas manqué d'enfiler dans le trou du cul de la bourgeoise).

Ma décision est prise.
Il me faut une poussette.

Re-belote. Gentille vendeuse.
Moi, timide et refroidie par ma première expérience:


- Bonjour, je voudrais acheter une poussette pour cette poupée-là (je brandis mon carton rose), mais juste une poussette, vous voyez, pas un truc avec plusieurs vitesses, ni une machine à café intégrée, ni un baladeur MP3 dans les poignées, non, juste une poussette.

La fille me regarde avec de grands yeux. On dirait que je viens de lui roter grossièrement au visage. 
Sans piper mot, elle me montre un machin tout simple, joli et facile à plier. Adjugé, vendu.

Pendant que je fais la queue pour régler tout ça, je me mets à cogiter.

Sans blague, alors quand on a une petite fille, y'a un étage entier consacré aux ustensiles miniatures qui feront d'elle une ménagère de moins de cinquante ans...et quand on a un p'tit mec, y'a des rayons pleins à craquer de flingues, mitraillettes, couteaux de Rambo, bref tout ce qu'il faut pour faire de votre petit bonhomme un futur connard ivre de bière, de foot et de blagues de Bigard.

Société de merde, me dis-je en regardant le caissier emballer mes emplettes (tu remarqueras je n'ai absolument pas de préjugés, ni de stéréotypes en tête, comme d'habitude, mon opinion est toute en nuance).

Heureusement que ma louloutte est fan de dinosaures, tiens.
C'est pas les T-Rex et les Tricératops qui en feront une Barbie-Connasse.
Par contre, elle risque de virer première de la classe, matheuse, rat de bibliothèque, boutonneuse et associale.
Une petite Daria minature, quoi.

Tant mieux.

Au moins, je serai jamais obligée de lui casser la gueule pour l'empêcher de regarder TF1.



 

publié dans : Poupon la Peste
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Dimanche 18 mai 2008




Quand on a un blog et qu'il commence à tenir la distance (disons, quand il passe le cap de sa première année d'existence), en règle générale, on s'est constitué un petit lectorat.

Rien d'exceptionnel, hein, on est pas Loïc le Meur, ni Versac, on n'attire pas quinze mille branleurs par jour, hein.
Non.
Mais quand même.
On n'en est plus non plus aux vingt ou trente pelés quotidiens qui venaient perdre exactement huit secondes par article.

Eh bien dans ce cas-là, moi je dis:
Attention.

Des fois, ce petit succès d'estime peut monter à la tête.
Faire enfler les chevilles.
Refiler le melon.

Le risque, après ça?

Commencer une nouvelle carrière dans une branche extrêmement porteuse (et carrément embouteillée, voire bouchée de chez bouchée), un secteur en pleine évolution, le plus hype des concepts :

La putasserie bloguesque, ou péripatétitude virtuelo-egotique.

L'objectif?
Gagner toujours plus de lecteurs.

Faire plaisir à tout le monde, histoire de ne fâcher personne.
Attirer l'attention, si possible, d'un éditeur de bouquins, de bandes dessinées, celle d'un producteur de la Nouvelle Star ou d'un célèbre chef cuisinier (selon les besoins et le contenu de la tambouille qu'on réchauffe sur son blog).

Moi, par exemple.
J'en ai marre de n'être qu'une anonyme paumée au milieu de plusieurs millions de silhouettes virtuelles, qui s'échinent à raconter leur vie sur Internet dans l'espoir que quelqu'un les lira.

Alos j'ai décidé de devenir quelqu'un.

De m'intégrer comme il faut dans la belle communauté des blogueurs et des blogueuses, les vrais, ceux et celles qui défendent de vraies opinions, ceux et celles qui mènent des combats d'avant-garde, ceux et celles qui, au péril de leur vie et au mépris du danger, s'engagent corps et âme, ceux qui ont un nom qui compte, dans la blogosphère,
Par la même occasion, j'ai bien l'intention de devenir célèbre, et si possible, de m'en mettre un maximum dans les fouilles (sur ton dos, ami lecteur, mais ça, tu n'es pas censé le sentir passer, car je vais m'employer à utiliser un maximum de vaseline).

J'ai mis au point un programme en cinq étapes, parce que tout de même, c'est pas évident, de faire un tel travail sur soi, comme ça, du jour au lendemain.
Ma méthode s'appelle "Comment devenir un blogueur qui compte en cinq leçons et faire grimper ses statistiques par la même occasion", et je suggère à tout les blogueurs trop indépendants ou pas assez racoleurs de s'en inspirer, afin de faire du Ouaibe en général, et de la blogosphère en particulier, un endroit où il fera bon vivre, un petit paradis d'humanité, d'amitié, d'amour et de paix (dans lequel tu pourras faire ton beurre, attends que je t'explique).


Leçon N°1: 
"Je change de profil"

Fini, le cynisme à gogo.
Terminé, le dénigrement systématique.
Aux chiottes, l'agressivité gratuite, la critique jouissive mais pas constructive, le second degré qui cache sans doute un complexe d'infériorité mal digéré et qui est susceptible de braquer une partie du lectorat.
Surtout, ne plus se présenter comme "chieuse professionnelle", "langue de pute", tout ça, parce que ça fait tache (ou alors ça fait provoc' gratuite, et de toute façon, ça fait tache).
J'ai décidé de garder l'étiquette "infirmière", parce que ça fait tellement humain, c'est pas un métier mais une vocation, tout ça...ça donne une image hyper positive de ma personne, je suis sûre que les gens m'imagineront très bien en train de vacciner des p'tits Africains au Sahel. Dévouement et charité, amour du prochain et grande âme.
Et puis bien sûr, je modifie mes centres d'intérêt.
Fini, le cinéma gore ou la musique trop bruyante que personne ne connaît.

A la place, je vais te parler de comédies romantiques, de films lesbiens (car tu es nombreuse à venir ici, petite goudou), et puis de l'abandon des personnes âgées par leurs proches, de combat acharné pour les Sans-papiers, des dangers occultes des OGM (car le simple mot OGM dans un blog attire environ deux mille visiteurs anxieux), bref, cher lecteur, j'ai décidé de te donner exactement ce que tu attends, en fonction de ton petit profil personnel (que j'étudierai d'ailleurs à travers moult sondages rigolos, tu verras, ce sera chouette).

Je te dirai aussi, clairement, haut et fort, que je n'aime pas la guerre. Ni la faim dans le monde. Ni la pollution. Ni le massacre des bébés phoques.

Je sais, c'est une forme d'engagement qui demande énormément de courage.
Mais je me sens archi-motivée.


Leçon N°2:

"Je change de charte graphique"

Ben oui, pour changer d'état d'esprit, il faut d'abord créer un environnement favorable. Il est évident qu'un blog contenant ce genre d'images ne fera pas avancer le schmilblick en matière d'amour de son prochain (et donc de popularité, tu suis?).
A la poubelle, donc, les vioques qui font des doigts d'honneur, les paires de fesses un peu flasques, les morceaux de bidoche avariée.

Préférons de magnifiques petits gifs animés, images de tendresse, de douceur, adorables petites animations qui nous plongeront dès le départ dans une ambiance plus paisible: Chatons, petits ours, angelots extatiques.

Ne pas oublier la page de fond, bien sûr. Une charte graphique universelle et humaniste n'est rien sans un fond pacifique et aimant.
Personnellement, je n'hésite plus, j'ai déjà choisi, je vais mettre un fond d'écran consensuel qui plaira absolument à tout le monde, avec l'intégralité des drapeaux du monde entier, y compris le Rainbow-flag, sur fond de petits coeurs palpitants gonflés de tendresse et de compréhension pour le reste de la planète, et de symboles peace and love.

 

Leçon N°3: 
"Je change de style rédactionnel"


Oui, évidemment.
La grossièreté, les "putain" à chaque phrase ou presque, ça l'fait carrément plus. Pour entrer dans le club très public des blogs humanistes, engagés, pacifiques et célèbres, je me dois d'adapter mon style.
Par exemple, je ne dirai plus:
"J'avais une putain d'envie de noyer ce con de chat dans la cuvette des chiottes".
A la place, j'écrirai:
"Mon petit minou m'a épatée, ce matin: Il a sauté sur la table, comme un adorable tigre miniature, trop mignon avec ses 'tites papattes, et il s'est mis à boire dans mon bol de céréales! J'avais mon petit coeur tellement gonflé d'amour, que je n'ai pas pu le disputer. Après tout, les animaux sont nos amis et souffrent déjà assez comme ça."
Et je rajouterai plein de liens pour que mes visiteurs aillent signer les pétitions en ligne de 30 millions d'amis.

Pareillement, tu ne liras plus sur ces pages:

"Si j'avais su qu'avoir un môme, c'est aussi chiant, j'aurais pris un chien".

Au lieu de ça, je te donnerai de la mère de famille modèle, je te raconterai mon quotidien de super-maman à l'écoute et toute en tendresse larmoyante, je te décrirai par le menu les gros cacas et les petits pipis de ma fille, tu vas en bouffer, et tu vas en redemander en lolant bêtement dans mille commentaires qui commenceront tous par "kikou!".


Leçon N°4: 
"Je change de contenu"

Je vais pas continuer à poster des choses horribles, comme "enculons les mouches", "je me contrefous d'Aimé Césaire" ou encore "je hais les vieux", parce que ça fait rire une partie de mes lecteurs, mais ça en dérange sans doute un certain nombre, et ça, c'est plus possible.
Non, non, terminé.
Aujourd'hui, je me mets à la poésie. Quelques vers chaque jour, pour rappeler à l'internaute que la vie est précieuse, si belle, et que notre planète a besoin de nous. J'ajouterai mes réflexions personnelles sur l'état du monde. Et j'illustrerai mes articles de façon adaptée. Et ça donnera à peu près ça:

"
Il y a ceux qui attendent avec impatience que quelque chose arrive pour commencer à vivre. Et il y a ceux qui apprécient chaque nouveau jour comme un cadeau précieux et original"

"La sérénité est un jardin où cultiver son âme."

"Regarde ce que nous faisons de notre Terre...Et pense à nos enfants!"

Et je t'aurai toujours bien en tête, ami lecteur, afin de te pouvoir te servir la soupe la plus adaptée à tes papilles personnelles de ton toi du dedans, pour être bien sûre que tu continueras de me lire, jour après jour, et que tu amèneras aussi tes amis, et les amis de tes amis, et que quand je sortirai mon livre, album de BD ou disque sponsorisé par TF1 et par Skyrock, tu n'auras qu'une idée en tête: l'acheter (parce que c'est quand même le but ultime de toute cette opération Séduction et Cirage de pompes).

Leçon N°5: 
"J'affiche mes engagements"


Oui, j'affiche. Mes. Engagements.
Au lieu de faire de la pub à des sites agressifs et pas constructifs, au lieu de tisser des "links" avec des gens peu recommandables (on les traite même parfois de vieux cons aigris) qui mettent des photos de Barbie en pleine partouze ou des petits dessins méchants sur leurs blogs, je n'hésite plus à mettre des liens utiles et universels: Vers l'Unicef, vers 30 millions d'amis, vers Sauvons la Planète, vers Sauvons les Baleines, vers RESF, vers Jaimepaslaguerre.com ...

Et comme, bien entendu, je ne vais pas tarder à être remarquée sur Internet (vu que ma fréquentation va exploser), je n'hésite pas non plus à afficher les diverses récompenses que la blogosphère engagée ne manquera pas de m'attribuer (mais je les affiche mo-des-te-ment, bien sûr, parce que je me contrefous de la gloire, je fais ça uniquement parce que je suis définitivement gentille, sympathique, engagée, libre penseuse et intrinsèquement tolérante).

Bien sûr, je parsème les contours de mon blog de signes de ralliement communautaires, comme des étoiles de David, des croix rouges hospitalières, des pin's "Africa for ever", le logo des Verts, le rainbow flag, la photo de Bettancourt (avec la légende "Wanted"), celle du Che, la faucille et le marteau, la rose, et même le sigle UMP, histoire d'être bien certaine de racoler dans toutes les directions, de n'oublier personne et de faire de la lèche à tout le monde.




Quant à mon blog, qui sera désormais un espace convivial sur lequel chacun trouvera un petit coup de brosse à reluire spécialement donné à son intention, j'ai décidé de le rebaptiser "Le blog de la suceuse", avec comme sous-titre en forme de clin d'oeil:

Un fer à friser dans l'cul.

publié dans : la Boîte à cons
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