Moi qui adorais voir cette stupide pub pour le Loto...Vous la connaissez? On voit un embouteillage monstre sur une autoroute, retour de vacances, des centaines de
voitures roulant au pas...l'autre voie, celle des départs, vide comme la cervelle de Steevy...et puis, tout soudain, une bagnole, une seule, qui passe tranquillement dans le champ de la
caméra...et le slogan: "Loto, à qui le tour?"
A qui le tour de gagner au Loto, j'en sais rien, mais pour ce qui est de découvrir enfin les joies des bouchons, ce fut le mien (de tour).
Moi qui, n'ayant pas le permis, n'avais jamais eu le bonheur de rester assise plus de six heures, avec un gros con devant et une follasse derrière, ledit gros con
klaxonnant comme un malade alors qu'il y avait trente (30!!!) kilomètres de bouchon, la follasse engueulant son malheureux époux qui n'en pouvait plus et se faisait tout petit dans le siège
passager...sans parler des milliers d'autres paumés du bitume, enfermés dans leurs propres boîtes à sardines, bouffant des sandwiches ou des gâteaux Carrefour, essayant de calmer leurs gosses
qui, malgré le lecteur DVD portable qui joue "Dragon Ball Z" en boucle, commencent à en avoir marre, à réclamer le pipi, le popo, et quand c'est qu'on arrive?
Je dois dire que, de ce côté-là au moins, on a été vernies, parce que Poupon la Peste s'est montrée d'un calme exemplaire. Entre le pionçage, le grignotage et le
rigolage, elle a été très sage (t'as vu? ça rime!).
Six heures, donc, pour revenir de Normandie...putain...
A part ça, et je le dis pour Serge, qui m'a laissé des commentaires sur (entre autres) la province et le côté "auto-centré" des parisiens, eh bien à part
ça, donc, ça fait un bien fou de prendre un peu l'air, mon cher Serge! Et contrairement à ce que tu penses, non, après Paris ce n'est pas le désert pour moi, la preuve, j'enrage de ne pas pouvoir
aller au festival des Papillons de Nuit, imagine un peu, trois scènes et plus de trente concerts sous les pommiers normands, avec les Rita Mitsouko, Gotan Project, Asian Dub
Foundation, Phoenix, The Fratellis, Razorlight...
Non, je ne résume pas la vie culturelle de province aux foires au cochon, aux expos de tracteurs John Deere inaugurées par des has-been pathétiques (Sabine Paturel à la Fête du Bigorneau, ça
l'fait, quand même, non?).
Voilà, c'est dit, et ça va mieux en le disant.
Sinon, eh ben je me suis fâchée avec mon postérieur, qui, après deux heures de vélo, s'est mis à hurler: "NON!!! Te lève pas de ta selle, connasse!!!". Comme j'avais
pas bien entendu, je l'ai un peu décollé, histoire de soulager mon dos...grossière erreur! Coccyx et fessiers ont formé un choeur, qui m'a copieusement insultée pendant les quinze minutes qui ont
suivi.
Quant à ma meuf, très à l'aise sur son VTT malgré le poids de la gamine dans son siège "spécial enfant", elle se bidonnait bien en m'entendant ahaner dans les côtes.
- Eh, ça va, mon amour?
- Ouais...(putaindebordeldemerdeuuuuuh)....pfffffffff....pffffffff.....ouais, ça va au poil!(putaindebordelmaispourquoipourquoipourquoi?) pas de 'blème, hein....pffffff pfffff
Voilà, un mythe s'écroule: Je ne suis PAS une athlète accomplie, je suis juste une petite parigote qui clope trop et que l'exercice physique pousse à rendre les
armes (quand c'est pas l'âme).
N'empêche...
Ce matin, en me réveillant, je me suis trouvé de drôles de petites boules un peu partout sur les mollets, les bras...fidèle à ma réputation d'hypochondriaque invétérée, j'ai aussitôt imaginé le
pire, genre "tumeurs exotiques" qui auraient poussé, les salopes, sans me prévenir, pendant mon sommeil...
C'est ma meuf qui m'a rassurée.
Elle m'a dit qu'on appelle ça "des muscles".