Ce qui est chiant, quand on a picolé, c'est qu'on ne trouve plus les touches du cvlaier lcavier clavier.
Après deux Mojitos et quelques Tequilas (j'ai arrêté de les compter après la troisième), me voilà ronde comme un petit pois. Ou comme un culbuto. Ou comme Jackie Sardou.
Du coup, z'avez remarqué? L'alcool a cette merveilleuse capacité à rendre la vie encore plus belle, on se croirait au pays de Oui-Oui. Les cons deviennent sympas, les moches semblent sexy et
l'estomac paraît étrangement proche de la bouche.
Je voudrais donc dire, en vrac, à Sam Fisher que ze l'aimmmeuh.
A mon contrôleur des impôts qu'il peut toujours se gratter.
A Hélène: Happy birthday!
A ma môman: Oedipe, reviens! On t'a pardonné!
A ma fille: Quand j'te dis un carré de chocolat, c'est pas deux, alors arrête d'essayer de m'escroquer, petite chose.
A mon président de la République: "On fait un lacher de salopes?"
A Hugo Chavez et sa radasse, Fidel Castro: "A mi me gusta la gasolina, dame mas gasolina!"
A Coco, le lapin nain: Ta carotte, tu peux te la carrer où je pense.
A Mireille Mathieu: Faut arrêter la coupe Playmobil.
A Dorothée: Reviens, bordel, TF1 n'est plus la même!
A Djibril Cissé: Tu casserais pas trois pattes à un canard.
Aux fans d'Hélène Ségara: L'abus de musique de merde nuit gravement à la santé.
A Gérard Miller: Ils le vivent comment, tes patients, d'être analysés par un produit marketing?
Au jury de la Nouvelle Star: Virez celui qui porte le prénom d'un gel douche, ça décrédibilise à fond.
Et à moi-même en personne:
T'arrête de raconter des conneries qui n'intéressent personne, et tu vas te pieuter.
Je suis flippée.
Je déménage.
Ouais, je sais, des millions de gens déménagent chaque année, ils n'en font pas des caisses, et de toute façon tout le monde s'en fout.
Mais l'emmerdeuse aime se plaindre.
L'emmerdeuse aime qu'on la lise, surtout quand elle n'a rien à dire.
(Vous avez remarqué? Je commence à adorer parler de moi à la troisième personne, ça me donne un putain de sentiment de puissance....)
D'abord, pour la plupart des gens, les cartons ne sont qu'une corvée un peu barbante, mais qu'il faut bien se coltiner.
Eh bien, pas pour moi.
Faire les cartons, pour moi, relève de la torture la plus extrême, la gégène du neurone, pire encore que de me coltiner un disque d'Enrico Macias.
Alors j'ai cherché une solution.
Vu qu'il était HORS DE QUESTION que je m'abaisse à me résoudre à les emballer moi-même, ces cartons de merde.
J'emmène rien.
J'ai tout foutu à la poubelle.
Comme ça, le problème est définitivement résolu.
Oh, bien sûr, j'aurais pu me la péter grave et embaucher des enfants Roumains sans papiers, me la jouer "je suis une femme de coeur, je donne du boulot aux malheureux clandestins
parce que je vote à gôôôôche, je suis membre de quarante associations et j'aime les pauvres (quand ils ne s'approchent pas trop près) "
Mais non. Même pas.
Je sais que les doigts des petits nenfants sont habiles, ils m'auraient sûrement encartonné ma précieuse vaisselle Mononoprix sans en briser la moindre pièce...
Mais non.
J'aime pas les enfants.
Surtout les enfants pauvres.
Qui, de surcroît, sont dépourvus de cartes d'identités ou de permis de séjour valides.
Donc, j'ai tout foutu dans le vide-ordures.
Et après avoir écrit cet article, qui va me faire perdre environ les deux tiers de mon lectorat (ne resteront que les irréductibles fans de second degré), je vais m'empresser de me balancer
moi-même dans le vide-ordures, histoire d'expier chaque mot que je viens de pondre ici même (je paierai au centuple les mots "Enrico", "Macias", "cartons" et "Monoprix").