Jeudi 27 mars 2008
Richard Widmark est mort.
Moi, je me souviens surtout de ses personnages de western: Jim Bowie dans Alamo, par exemple. Il a aussi joué dans La lance brisée et dans Coup de fouet en retour, bénie soit la Dernière séance, ses vendeuses de bonbons taillées comme des pin-up et ses cartoons pleins de loups hurlant à l'amour signés Tex Avery.
Richard Widmark, il m'a aussi marquée parce qu'il a tourné dans Cheyennes, le premier western qui ne montrait pas les Indiens comme des primates assoiffés de sang, enfants barbares de Jacques Dessange et Letherface toujours prêts à dégager complètement la nuque d'un Visage Pâle quand il laisse son scalp traîner à proximité de leurs tomahawks.
Dans Cheyennes, Richard Widmark, il incarnait un officier de l'U.S Army qui se range du côté des Cheyennes, et ça c'était carrément une révolution (même si après on a eu Danse avec les Loups, mais bon, à l'époque de Widmark, c'était pas politiquement correct de dire que les Indiens étaient des victimes, et puis quant à Kevin Costner, il a aussi pondu Waterworld, alors bon, il a encore beaucoup à se faire pardonner, le con).
Et dans le même genre, ça me fait penser à Little Big Man, que j'ai vu environ trente fois depuis que j'ai douze ans.
Où Dustin Hoffman incarne Jack Crabb, un mec très petit (très, très petit) qui grandit au milieu des Sioux, revient ensuite chez les Blancs, épouse une grosse Bavaroise, se la fait piquer par des Indiens, retrouve sa frangine, devient le Roi du Revolver avec Wild Bill Hickok, revient chez les Indiens, s'engage dans l'armée de Custer, revient chez les Indiens, quitte la civilisation pour devenir un ermite à moitié barjot, pour finir par....revenir chez les Indiens.
Raconté comme ça,on peut penser que ça part en couilles pendant deux heures, mais en fait pas du tout, hein.
C'est drôle, c'est poignant, c'est beau, et si vous n'avez jamais vu la scène du massacre du village Sioux par l'armée de Custer, une scène silencieuse où on n'entend que la jolie petite musique de la flûte militaire pendant que femmes et enfants se font littéralement exploser la cervelle sous nos yeux, c'est que vous n'avez jamais réellement pris conscience du concept de violence cinématographique.
Attention, c'est du très grand cinéma mais ça fout la gerbe:
(T'as gerbé? Non, parce que j'ai passé l'aspirateur ce matin, alors tu seras gentil de nettoyer...)
Moi, je me souviens surtout de ses personnages de western: Jim Bowie dans Alamo, par exemple. Il a aussi joué dans La lance brisée et dans Coup de fouet en retour, bénie soit la Dernière séance, ses vendeuses de bonbons taillées comme des pin-up et ses cartoons pleins de loups hurlant à l'amour signés Tex Avery.
Richard Widmark, il m'a aussi marquée parce qu'il a tourné dans Cheyennes, le premier western qui ne montrait pas les Indiens comme des primates assoiffés de sang, enfants barbares de Jacques Dessange et Letherface toujours prêts à dégager complètement la nuque d'un Visage Pâle quand il laisse son scalp traîner à proximité de leurs tomahawks.
Dans Cheyennes, Richard Widmark, il incarnait un officier de l'U.S Army qui se range du côté des Cheyennes, et ça c'était carrément une révolution (même si après on a eu Danse avec les Loups, mais bon, à l'époque de Widmark, c'était pas politiquement correct de dire que les Indiens étaient des victimes, et puis quant à Kevin Costner, il a aussi pondu Waterworld, alors bon, il a encore beaucoup à se faire pardonner, le con).
Et dans le même genre, ça me fait penser à Little Big Man, que j'ai vu environ trente fois depuis que j'ai douze ans.
Où Dustin Hoffman incarne Jack Crabb, un mec très petit (très, très petit) qui grandit au milieu des Sioux, revient ensuite chez les Blancs, épouse une grosse Bavaroise, se la fait piquer par des Indiens, retrouve sa frangine, devient le Roi du Revolver avec Wild Bill Hickok, revient chez les Indiens, s'engage dans l'armée de Custer, revient chez les Indiens, quitte la civilisation pour devenir un ermite à moitié barjot, pour finir par....revenir chez les Indiens.
Raconté comme ça,on peut penser que ça part en couilles pendant deux heures, mais en fait pas du tout, hein.
C'est drôle, c'est poignant, c'est beau, et si vous n'avez jamais vu la scène du massacre du village Sioux par l'armée de Custer, une scène silencieuse où on n'entend que la jolie petite musique de la flûte militaire pendant que femmes et enfants se font littéralement exploser la cervelle sous nos yeux, c'est que vous n'avez jamais réellement pris conscience du concept de violence cinématographique.
Attention, c'est du très grand cinéma mais ça fout la gerbe:
(T'as gerbé? Non, parce que j'ai passé l'aspirateur ce matin, alors tu seras gentil de nettoyer...)
Enfin bref, tout ça pour dire que Richard Widmark, il est mort, et c'est bien con.
Allez, une petite citation pour terminer.
"l'idiotie est une valeur positive, Forrest Gump, c'est l'éloge de la bêtise, et c'est un triomphe. C'est très triste et assez effrayant".
Richard Widmark (en 1995).
Allez, une petite citation pour terminer.
"l'idiotie est une valeur positive, Forrest Gump, c'est l'éloge de la bêtise, et c'est un triomphe. C'est très triste et assez effrayant".
Richard Widmark (en 1995).





